Ce samedi 21 février, une marche blanche en hommage à Quentin Deranque, militant d’extrême droite décédé lors d’une confrontation avec des militants antifascistes, a débuté à Lyon. Alors que des voix s'élèvent pour critiquer la présence de groupes d'extrême droite, un autre rassemblement est prévu à Rennes. Suivez le fil de l'actualité.
Quentin Deranque a perdu la vie il y a une semaine dans un affrontement violent qui a intensifié les tensions entre différentes factions. À cette occasion, six personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire.
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, avait tenté de faire interdire cette marche, insistant sur le fait qu'il ne souhaitait pas voir Lyon devenir une bastion de l'ultradroite. Cependant, la préfecture du Rhône a finalement décidé d'autoriser la marche, affirmant qu'il s'agissait d'un équilibre délicat entre liberté d'expression et prévention des troubles à l'ordre public.
Le climat de tension s'est intensifié à l'approche du rassemblement. En effet, le président Emmanuel Macron a appelé au calme, annonçant une réunion du gouvernement la semaine prochaine pour discuter des groupes violents. Selon des estimations, entre 2 000 et 3 000 personnes pourraient participer à la marche, avec des représentants de l'ultradroite venus de toute la France et même de l'étranger, comme l'a rapporté l'Agence France-Presse (AFP).
Dans la famille de Quentin, un appel au calme a également été lancé, précisant qu'elle ne participerait pas à un événement qu'elle souhaitait apolitique. En parallèle à Lyon, d'autres événements sont programmés à Nantes et à Nice, où des contre-manifestations sont également annoncées.
Un important dispositif de sécurité a été déployé pour gérer la situation, les autorités ayant déclaré qu'elles resteraient vigilantes durant l'événement afin d'éviter tout affrontement avec d’éventuels contre-manifestants.







