Ce qui se passe au comité d'organisation des Jeux Olympiques 2030 ne passe pas inaperçu alors que des tensions internes et des rivalités politiques perturbent le bon déroulement des préparatifs. Amélie Oudéa-Castéra, la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a exprimé ses préoccupations à ce sujet lors d'un entretien avec Ouest-France.
En effet, le Cojop se heurte à des luttes internes et à des démissions notables, telles que celle de la directrice des opérations Anne Murac, ainsi que du directeur de la communication Arthur Richer. La récente annonce du départ de Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations, vient aggraver la situation.
Il est à noter qu'un nouvel incident a eu lieu avec le départ du directeur général Cyril Linette, se retrouvant dans un conflit ouvert avec Edgar Grospiron, le président du comité. Une réunion décisionnelle est prévue ce dimanche 22 février pour discuter de la gouvernance et des prochaines étapes du projet, notamment l'examen des recommandations d'une mission d'accompagnement dirigée par l'ancien directeur général des JO de Paris 2024, Etienne Thobois.
Ne pas perdre de temps
Interrogée par Ouest-France, Oudéa-Castéra a déclaré : « Oui, il y a un problème. C'est un point de vigilance qu'il faut traiter rapidement. Le projet est construit sur des bases solides, mais il traverse une période de turbulence qu'il faut résoudre d'urgence. »
Elle a aussi souligné l'urgence d'agir pour garantir le bon déroulement des JO : « Il est essentiel que ces questions soient résolues promptement. Nous n'avons plus de temps à perdre ! »
Afin de résoudre cette crise, des soutiens importants ont été exprimés en faveur d’Edgar Grospiron, notamment par Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Christian Estrosi, maire de Nice. Ces appuis visent à stabiliser la gouvernance du comité à un moment critique pour l'avenir des JO 2030.







