Dans ses déclarations, Mélenchon insiste: "Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les Insoumis, qui avons tué un jeune dans la rue". À La Tribune Dimanche, il évoque l'événement tragique comme "une bataille de rue" malheureuse, ajoutant que l'implication de son parti est "non crédible".
Le 19 février, Thierry Dran, procureur de la République de Lyon, a annoncé la mise en examen pour "complicité par instigation" de l'attaché parlementaire Raphaël Arnault. Dans cette affaire, Quentin Deranque, un nationaliste de 23 ans, est décédé des suites de ses blessures.
Le rôle de Jacques-Eli Favrot, assisté parlementaire de Raphaël Arnault, devient de plus en plus discuté. Mis en examen pour complicité de meurtre et placé en détention, il a reçu le soutien de certains cadres de LFI. Alma Dufour affirme qu'elle "met ses deux mains à couper" que l'assistant n'a rien à voir dans cette tragédie.
plus question de contester la dissolution
Suit la question de la responsabilité de Raphaël Arnault. Au sein de LFI, l'idée de défendre le député contre les actes de son assistant divise. Manuel Bompard affirme que "participer à un parti politique est une chose; être employé par un député en est une autre".
Le député du Vaucluse, membre cofondateur de la Jeune Garde, un groupe antifasciste ayant des liens potentiels avec les suspects de la mort de Quentin, est sous pression. Les insoumis se trouvent à un carrefour, où la défense de leurs alliés pourrait devenir un obstacle majeur.
Dans une conférence, Jean-Luc Mélenchon refuse de se distancier de la Jeune Garde, mettant en avant la défense contre des agressions racistes.
déferlante contre les insoumis
Selon Mélenchon, ses adversaires tentent de profiter de cette tragédie: "C'est quoi l'étape suivante? C'est de nous interdire!" Son allié Paul Vannier parle de "vautours" exploitant la situation pour faire disparaître LFI.
Mélenchon reste confiant, suggérant que l'opinion publique finira par tourner en faveur de LFI, espérant même que sa base s'en sortira renvoyée. Il prédit des résultats prometteurs pour les élections municipales suivantes.
Pour lui, le conflit avec l'extrême droite est inévitable et c'est un combat pour la survie de son mouvement: "Ce sera eux ou nous", insiste-t-il. En attendant, LFI s'oppose aux violences dirigées contre ses locaux, soulignant une alerte à la bombe au siège de Paris.







