Accusé par Jordan Bardella d'avoir appelé à voter pour LFI, le ministre Gabriel Attal a rétorqué qu'il n'avait jamais été complaisant envers ce parti. Dans les allées du Salon de l'agriculture, Attal a déclaré : "Je lutte contre La France Insoumise et je lutte contre le Rassemblement national", lors d'une rencontre avec les médias.
"Je les ai combattus, y compris pendant les législatives et la dissolution", a-t-il affirmé.
Les tensions palpitent au sein du paysage politique français autour de LFI, notamment après des événements récents liés à l'extrême droite. un mouvement que Gabriel Attal désigne comme un enjeu de préoccupation majeur. En effet, selon une déclaration qu'il a faite à France Inter, il a rejeté toute idée d'alliance avec LFI, tout en constatant que le Rassemblement national posait un danger imminent.
Un vote de "responsabilité" face à la montée du RN
Néanmoins, il a relevé que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon ne semblait pas en position de revendiquer une majorité à l'Assemblée nationale, contrairement au RN. "Ce n'est pas une solution agréable pour beaucoup de Français, mais nous avons la responsabilité de faire barrage au Rassemblement national", a-t-il ajouté.
Les déclarations d'Attal ont été remises au goût du jour par Bardella dans un cadre politique tumultueux, soulignant les rumeurs de complicité entre LFI et l'extrême droite à la suite d'actes violents récents. Actuellement, deux collaborateurs de LFI, liés à un incident tragique ayant coûté la vie au militant d'extrême droite Quentin Deranque, font l'objet de poursuites judiciaires.
Gabriel Attal, quant à lui, se positionne comme un fervent critique, désignant son opposition comme une lutte nécessaire. "Il est essentiel d’être vigilant face à ces mouvements extrêmes, qu'ils viennent de la droite ou de la gauche", a-t-il conclut, appelant à une mobilisation citoyenne contre toute forme d'extrémisme.







