François Durante nourrissait l'espoir d'un retournement de situation. En plaidant pour l'illégalité du projet, il a évoqué les problèmes d'accessibilité pour son fils handicapé. Cependant, le Conseil d'État a confirmé sa décision le 23 février 2026, validant un projet déjà engagé.
Depuis 16 ans, M. Durante réclame un accès adapté pour son fils, qui réside avenue de la Gare, une route jugée dangereuse
. Malheureusement, sa maison se trouve à l'emplacement d'un grand projet de réaménagement prévu par la mairie. Ce projet, soutenu par six promoteurs dont Finistère Habitat, inclut 240 logements, 69 d'entre eux étant réservés à des familles à revenus modestes, ainsi que divers commerces et espaces publics.
Après avoir épuisé toutes les voies de recours, M. Durante s'est tourné vers le tribunal administratif de Rennes, qui a rejeté sa demande d'annulation en novembre 2024. En dépit de ces revers, le projet va de l'avant, avec des travaux qui doivent se poursuivre.
Un projet d'envergure
Le rapporteur public avait confirmé lors de l'audience du 22 janvier que l'accessibilité pour les personnes handicapées serait respectée : des places réservées seront situées à 130 mètres des habitations concernées. Selon les développeurs, ces nouvelles infrastructures visent à améliorer la qualité de vie des résidents.
Le Conseil d'État a statué que le Plan local d'urbanisme (PLU) ne violait aucune législation, et a déclaré : Les inquiétudes exprimées ne constituent pas des raisons suffisantes pour annuler le projet.
La ville de Concarneau a engagé des fonds pour soutenir le logement social, témoignage de sa volonté d'accompagner ce réaménagement.
Les premiers logements de ce projet ambitieux devraient être disponibles d'ici 2027, marquant une étape importante pour l'évolution de cette zone. Alors que le Conseil d'État a confirmé la légalité de l'aménagement, le défi reste de s'assurer que les besoins des résidents, comme ceux de M. Durante, sont pris en compte.







