Le ministère de l'Intérieur s'apprête à saisir la justice pour des faits de « reconstitution de ligue dissoute » ayant trait à la Jeune Garde. Des sources policières, rapportées par BFMTV, indiquent que des structures liées à ce groupe militante, dissous au mois de juin, ont été repérées dans au moins cinq zones différentes en France.
Cette reconstitution est considérée comme une infraction. Selon le droit français, le fait de participer à la reconstitution, même déguisée, d'un groupement dissous peut entraîner jusqu'à trois ans d’emprisonnement et une amende de 45 000 euros.
24 associations dissoutes depuis 2016
Au-delà de la Jeune Garde, les autorités examinent également la dissolution de trois autres associations d’extrême droite et d'une d’extrême gauche, comme cela a été révélé lors d'une réunion à l'Élysée. Depuis 2016, l'État a dissout un total de 24 associations, dont la majorité d'entre elles venaient de l'ultradroite, selon des sources de BFMTV.
Des experts en sécurité soulignent l'importance de surveiller ces groupes, qui peuvent constituer des dangers potentiels pour l'ordre public. Comme l'indiquait le sociologue spécialisé dans les mouvances politiques, Dr. Pierre Martin, « la résurgence de groupes dissous alerte sur l'existence de réseaux clandestins qui continuent leurs activités de manière discrète ». Ainsi, cette démarche du gouvernement est perçue comme une nécessité pour maintenir la paix sociale.
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