La campagne pour les élections municipales à Paris a atteint un nouveau niveau de tension le dimanche 23 février. Lors d'une réunion publique dans le 19e arrondissement consacrée au racisme et aux inégalités, la candidate de La France insoumise (LFI), Sophia Chikirou, s'en est prise avec véhémence à certains journalistes, rapportent nos confrères de Le Figaro.
Face à un public enthousiaste, elle a appelé à rompre avec des figures médiatiques qu'elle accuse d'incompétence et de partialité. « Virez les fascistes des médias, car nous n'en pouvons plus des laquais, des fascistes sur les plateaux télé », a-t-elle déclaré avec force.
Elle a également contesté la légitimité de quelques professionnels, en affirmant : « Vous n’êtes pas journalistes, surtout si vous vous comportez comme des agents d'influence. » Ces propos sont d'autant plus percutants dans le contexte d'une élection qui s'annonce déjà explosive.
Pressions et mépris social
Chikirou, déterminée, a continué son intervention en dénonçant ce qu'elle considère comme des pressions sociales pesant sur son mouvement. « Quand pensez-vous que nous allons baisser les yeux ? », a-t-elle interrogé avec emphase. « Cela fait des années que nous portons cette colère… Nous n’en pouvons plus ! »
Des réactions variées ont suivi ses déclarations. Certains commentateurs estiment que son discours est une stratégie calculée pour influencer l'opinion publique avant les résultats d'une enquête qui pourrait lui être défavorable. La critique de l'élue de LFI à l'encontre des médias soulève des interrogations sur le rôle de la presse dans les débats politiques en France, surtout à l'approche des élections de mars 2026.
Candidate officiellement désignée pour la Mairie de Paris, Sophia Chikirou continue de mobiliser et d'asseoir son image politique dans un climat de tensions exacerbées.







