« La décision finale commence à présent. » Au cours d'un meeting le 1er mars, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI), a articulé le défi entre son mouvement et le Rassemblement national (RN) à Perpignan, la plus grande ville sous la coupe du parti lepéniste, rapportait l'Agence France-Presse (AFP).
« Entre eux, l’extrême droite, les fascistes, les suprémacistes et nous, il va falloir choisir, parce qu’il n’existe rien d’autre de durable, de stable », a-t-il déclaré devant près de 2 000 partisans, qualifiant cela d'« choix politique fondamental ».
Mélenchon a notamment apporté son soutien au candidat LFI, Mickaël Idrac, qui se présente face à Louis Aliot, le maire sortant. Ce meeting tombait juste après une réunion de campagne de Jordan Bardella, le président du RN, à Perpignan, renforçant ainsi le climat de rivalité entre les deux partis.
Des piques aux autres partis de gauche
Discutant de la montée du RN, Mélenchon a pointé du doigt les partis de gauche qui refusent toute alliance avec LFI, les qualifiant de « suprémacistes ». Il a également cartographié des parallèles entre le RN et des figures internationales comme Donald Trump ou Benyamin Netanyahou.
Marine Tondelier, des Écologistes, avait précédemment soutenu qu'un accord avec LFI dépendrait de « paroles fortes » au sujet de la violence politique et de l'antisémitisme, incitant ainsi le mouvement à clarifier sa position. Des controverses ont entouré LFI depuis la mort du militant d'extrême droite, Quentin Deranque, en février, amplifiant les critiques à l'égard de Mélenchon, qui a été accusé d'antisémitisme.
Un « traquenard » à Lyon
Jean-Luc Mélenchon a rétorqué que les auteurs de la mort de Deranque étaient tombés dans un « traquenard » orchestré par un groupe féministe identitaire. Il a insisté sur la nécessité de dissoudre ce groupe pour prévenir de futurs affrontements.
« C’était un traquenard. Quelqu’un crée une provocation pour que d’autres arrivent et qu’il y ait une bagarre. Et dans cette bagarre, il y a eu un mort, » a-t-il affirmé lors de son discours, tout en se défendant de toute accusation d'antisémitisme, clamant : « Je ne suis pas antisémite ».







