À Joigny, une ville de 9 000 habitants située dans l'Yonne, la course à la mairie bat son plein. Trois candidats se présentent aux électeurs lors du premier tour des élections municipales le 15 mars prochain. Le maire sortant, Nicolas Soret, s'oppose à Vincent Hamelin, représentant de l'UDR-RN, et Frédéric Vidament, candidat sans étiquette. Sécurité, qualité de vie, santé et commerce sont au cœur de leurs priorités.
Une ville en pleine transformation
Nicolas Soret, du Parti Socialiste, souhaite se concentrer sur la continuité de son action menée pendant les six dernières années. Il a déjà initié divers projets comme la transformation de la place du Premier Régiment des Volontaires de l’Yonne, qui se dote désormais d'un parc au bord de l’eau et d'aires de jeux pour les enfants. Il mentionne également la réhabilitation thermique de l'école Saint-Exupéry, ainsi que les travaux à l’église Saint-Jean, dont 80 % des financements proviennent de subventions.
Priorité donnée au cadre de vie
Pour son futur mandat, Soret admet un certain retard concernant les infrastructures, notamment les voiries et les trottoirs, qu'il se propose d'améliorer. De plus, il envisage d'attirer un investisseur privé pour créer un lieu de rencontre festif. Sur la question de la sécurité, il aborde le sujet délicat de l'armement de la police municipale : "On peut en discuter, mais aujourd'hui, les agents possèdent des tasers, un équipement qui n'a été utilisé qu'une fois en six ans", explique-t-il.
La sécurité et la santé, points clés du programme
Face à Soret, Vincent Hamelin, du mouvement UDR-RN, place la sécurité au cœur de sa campagne. Il souhaite armer la police municipale, une mesure qu'il estime essentielle, même si elle entraînerait un coût élevé d'environ 20 000 euros par agent pour l'équipement et l'entretien. Hamelin propose également de transformer une partie de l'hôpital en maison de santé pluriprofessionnelle afin d'attirer de nouveaux médecins. Son projet culturel inclut l'intégration de guinguettes et terrasses sur les quais.
Relancer le commerce et rénover la ville
Enfin, Frédéric Vidament, candidat sans étiquette, voit Joigny comme une ville en déclin. Il a pour objectif de moderniser l'hôpital et de créer une police municipale composée de 12 agents. Vidament s'engage aussi à rénover le vieux Joigny en collaborant avec des écoles du bâtiment pour limiter les coûts. Dans un effort pour relancer le commerce local, il propose d'offrir un an de loyer gratuit aux nouveaux locataires, en signant des accords avec les propriétaires.
Les mois à venir seront cruciaux pour la transformation future de Joigny. Les débats autour de ces programmes de campagne devraient indéniablement captiver l’intérêt des habitants, soucieux de l’évolution de leur commune.







