Paris (France) (AFP) – Pour la première fois dans l'histoire du football, trois pays – les États-Unis, le Mexique et le Canada – coorganiseront la Coupe du Monde, qui se déroulera dans 16 stades. Avec 104 matches au programme, cet événement promet d'être extraordinaire, mais il sera également marqué par un climat d'incertitude politique. Les répercussions des décisions de Donald Trump, les violences persistantes au Mexique et les tensions géopolitiques avec l'Iran apportent une dimension complexe à cette fête du football.
Alors que le compte à rebours s'approche du seuil symbolique des 100 jours avant le premier coup de sifflet, le tournoi s'annonce comme un véritable défi logistique. Les matchs s'étaleront sur quatre fuseaux horaires, depuis le match d'ouverture au stade Aztèque de Mexico, le 11 juin, jusqu'à la finale aux États-Unis, le 19 juillet. Avec 48 équipes engagées, une augmentation significative par rapport à 2022, cette compétition sera surveillée de près alors qu'elle vise à succéder à l'équipe d'Argentine emmenée par Lionel Messi.
Gianni Infantino, président de la FIFA, a évoqué des projections financières impressionnantes, tablant sur des retombées de 11 milliards de dollars pour l'instance. Il a également évoqué un impact économique pour les États-Unis atteignant environ 30 milliards de dollars, engendré par le tourisme et les investissements, comme rapporté par Le Monde.
Quel effet Trump ?
Cependant, la bonne conduite de cet événement dépendra grandement des décisions politiques américaines, qui se sont révélées particulièrement fluctuantes avec le retour de Trump au pouvoir. À l’approche des célébrations du 250ème anniversaire de leur indépendance, le milliardaire considère cette Coupe du Monde comme l'un des jalons majeurs de son mandat. Sa politique douanière et ses traitements envers ses voisins, en particulier le Canada, soulèvent des questions quant à l’attractivité du tournoi pour les visiteurs internationaux.
Les tensions qui entourent l'intervention militaire des États-Unis et d'Israël en Iran, un des pays qualifiés, ajoutent une couche supplémentaire d'incertitude sur la participation de l'équipe iranienne durant ce tournoi bien attendu. Mattias Grafstrom, secrétaire général de la FIFA, a déclaré que l'instance suivra de près cette situation complexe.
En outre, les récents développements en matière de politique d'immigration, notamment le gel des visas pour 75 pays y compris ceux des équipes participants comme l'Iran et Haïti, pourraient dissuader certains touristes, nuançant ainsi les prévisions optimistes de Gianni Infantino.
La sécurité au Mexique ?
Les préoccupations sécuritaires au Mexique, surtout après des violences récentes liées à la lutte contre les cartels, pèsent également sur l'événement. Malgré des craintes croissantes, Infantino s'est montré rassurant quant à la tenue des matchs, tandis que la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a affirmé qu'aucun risque ne pèse sur les rencontres.
Sur le terrain, les grandes équipes que sont l’Argentine, la France, l’Espagne, le Portugal, et le Brésil se préparent à s’affronter, mais cette édition pourrait également introduire des pays tels que le Cap Vert et l'Ouzbékistan, qui n'ont jamais participé à la Coupe du Monde. Les derniers qualifiés seront connus à la fin de mars, ajoutant encore plus d'excitation à cet événement mondial.
En somme, la Coupe du Monde de 2026, tout en étant un spectacle de football sans précédent, est également une plateforme où se croisent des enjeux politiques, des défis sécuritaires, et des répercussions économiques, rendant cet événement à la fois fascinant et préoccupant.







