La Baule, bastion traditionnel de la droite, est dirigée depuis six ans par Franck Louvrier, ancien communicant de Nicolas Sarkozy, qui vise un second mandat. Face à lui, une compétition inédit entre trois candidats de droite et d'extrême droite se profile, révélant une fragmentation significative des voix dans cette cité balnéaire.
Franck Louvrier : l'union de la droite selon lui
Confiant, Franck Louvrier, 57 ans, déclare : "Nous sommes la seule liste d'union de la droite". Sa liste, "La Baule-Escoublac avance", intègre plus de 40 % de nouveaux membres. Il se défend des critiques concernant sa proximité avec les Baulois, affirmant qu'il a toujours été présent et engagé dans la communauté tout au long de son mandat. Au coeur de son programme, les travaux majeurs sur la promenade, un projet qui a triplement dépassé le budget initial de 100 millions d'euros, mais qu'il juge essentiel.
Laëtitia Sibillotte-English : la droite du changement
Laëtitia Sibillotte-English, avocate et candidate à la tête de la liste "Passionnément baulois", se définit comme l'alternative à Louvrier. Elle critique sa gestion en soulignant que "les Baulois souhaitent du changement". Elle ambitionne de créer un pôle d'innovation maritime pour dynamiser l'économie locale, tout en remettant en question l'approche statique de son prédécesseur.
Son projet met l'accent sur la revitalisation des animations culturelles et sportives pour redonner vie à la ville.
Marc Lelièvre : la voix du RN
Marc Lelièvre, 67 ans, arborant les couleurs du Rassemblement National, assure que sa liste est la seule représentante de la droite authentique. Malmené par des départs dans son équipe, il reste sûr de lui, affirmant : "Nous sommes la seule véritable liste de droite, celle de la conviction". Face à ces défis internes, il propose de renforcer la police municipale et de rendre les finances de la Baule plus transparentes.
Stéphanie Criaud : dissidente de l'extrême droite
Stéphanie Criaud, ancienne directrice de campagne de Lelièvre, a quitté le RN pour mener la liste "Fiers d'être baulois". Elle déclare : "Nous sommes la vraie droite, celle au-delà de LR". Avec un fort ancrage local, elle critique ouvertement la gestion de Louvrier, dénonçant des irrégularités dans le budget municipal et promettant une approche axée sur l'innovation et la proximité.
La competition entre ces candidats de droite et d'extrême droite met en lumière les fractures au sein de l'échiquier politique français alors que la Baule, traditionnellement conservatrice, semble prête à s'engager dans une nouvelle ère électorale. Sur ce terrain, la gauche, bien que minoritaire avec sa candidate Anne Boyé, compte également faire entendre sa voix.







