À seulement six jours du premier tour des élections municipales, Sacha Bastelica, 21 ans, fait entendre sa voix dans une campagne résolument engagée. Ce lundi 9 mars, le jeune candidat et tête de liste de « Via Citadina » a rassemblé près de 70 partisans à l'auditorium du musée de Bastia pour un meeting empreint d'énergie et de détermination. La soirée a commencé en musique avec la performance de la chanteuse Nalesia et du guitariste Ceccè Guerrini, suivie par la présentation de l'hymne de campagne, spécialement écrit pour l'événement.
Sacha Bastelica, soutenu par des organisations telles qu'Ecologia Sulidaria et le Parti animaliste, se démarque des formations traditionnelles avec une vision qui se veut porteuse d'espoir pour les Bastiais. « Nous avons véritablement touché quelque chose d’important, c’est l’espoir », a-t-il déclaré après son discours. Malgré l'absence de La France insoumise dans cette élection, Bastelica reste confiant quant à la réception de son message par les électeurs.
Une campagne contre les « vieilles méthodes »
Dans son discours, le candidat a évoqué le thème de la « résistance » et des « jours heureux », en soulevant des problèmes cruciaux pour Bastia. « La première question qui se pose ici est celle du droit à vivre dans sa propre ville », a-t-il souligné en dénonçant l'augmentation des loyers et l'emprise du tourisme sur la vie locale. Son programme inclut des propositions comme un moratoire sur les nouveaux Airbnb et des mesures pour favoriser le logement social.
« Une ville qui chasse ses habitants perd son âme », a-t-il affirmé, tout en prônant la création d'une régie agricole publique pour garantir la souveraineté alimentaire et l'emploi local. Selon Bastelica, Bastia doit redynamiser sa population pour retrouver son essence.
Une charge contre le clientélisme
La réunion a pris un tour plus incisif lorsque Carla Vinciguerra, étudiante en droit et figure de proue de la liste, a dénoncé « des promesses qui ressemblent à du clientélisme ». Son intervention ciblait clairement Gilles Simeoni, le maire sortant, qu'elle a comparé à un président qui ne prend pas en compte les réalités locales. Bastelica a appuyé cette critique, affirmant que l'offre politique actuelle à Bastia est « vieillissante » et doit évoluer.
Une candidature qui mise sur la jeunesse et l’engagement
Le rassemblement a été salué par de nombreux soutiens, dont Marie-Joséphine Gianninelli, une psychologue et candidate, qui s'est dit impressionnée par l'engagement des jeunes. Bastelica souhaite que cette énergie se transforme en résultats électoraux lors des élections de dimanche prochain. « Vous allez avoir un choix crucial le 15 mars », a-t-il lancé, invitant les Bastiais à percevoir sa liste comme une alternative viable, née « hors des appareils » politiques.
Lors des législatives partielles de 2024, Bastelica avait déjà fait parler de lui en obtenant 8,89 % des suffrages dans sa circonscription, témoignant ainsi d'un intérêt croissant pour ses idées. Avec une campagne qui redonne espoir à une partie de la population, Sacha Bastelica semble bien déterminé à faire entendre sa voix au cœur du conseil municipal.







