Dans le cadre des prochaines élections municipales de 2026, « Sud Ouest » a interrogé les principaux candidats à la mairie de Périgueux concernant leurs approches pour lutter contre la délinquance et garantir la tranquillité publique. Tous mettent en avant l'importance de ce thème, à l'exception de Jonathan Almosnino, candidat de Lutte Ouvrière, qui se concentre davantage sur les problématiques d'insécurité économique, peu discutées selon lui.
Un renforcement des effectifs policiers
Les candidats s'accordent sur le fait que la police municipale est essentielle pour assurer la sécurité. Michel Cadet, candidat divers droite, propose d'augmenter le nombre de policiers de 21 à 30, se référant aux recommandations de David Lisnard, président de l'Union des maires (LR). Émeric Lavitola, le maire sortant, plaide quant à lui pour le recrutement de deux policiers supplémentaires. Antoine Audi, ancien maire, appelle à la création d'une police de nuit opérationnelle tous les jours, équipée de dispositifs modernes tels que des caméras-piétons et des gilets anti-lames. Vincent Belloteau, pour sa part, insiste sur le besoin d'une police de proximité tout en préservant les effectifs de la police nationale afin de garantir la sécurité publique.
Brigade cynophile : un sujet de débat
Émeric Lavitola a évoqué la nécessité d'intégrer une brigade cynophile formée à la lutte contre les stupéfiants, incluant le recrutement d'un chien spécialement entraîné. En revanche, Cadet et Audi s'opposent à cette idée, citant l'échec passé du chien Thor, dont l'intégration à la police municipale s'est soldée par un incident malheureux l'année dernière.
Vidéo-surveillance : nécessité ou dérive ?
Antoine Audi, qui avait déjà installé 50 caméras en 2015, et Michel Cadet plaident pour l'expansion du réseau de vidéosurveillance. Ils cherchent à renforcer la présence policière devant les écrans pour une réponse rapide face à la délinquance. Émeric Lavitola, tout en soutenant l'idée, souligne que le Centre de Commandement et d’Information peut désormais gérer les caméras à distance, rendant une surveillance 24h sur 24 moins nécessaire. Vincent Belloteau critique la vidéosurveillance, la jugeant coûteuse et liberticide, préférant une sécurisation par la présence humaine.
Éclairage public : des propositions divergentes
Michel Cadet insiste sur le rétablissement de l'éclairage public en soirée, tandis qu'Antoine Audi propose un éclairage adaptatif, visant à améliorer la visibilité sur les passages piétons. Ni Émeric Lavitola ni Vincent Belloteau n'envisagent de revenir sur la décision de l'ancienne maire d'éteindre certaines lumières entre minuit et cinq heures du matin.
La prévention au cœur des préoccupations
Sur le plan de la prévention, Émeric Lavitola met en avant deux programmes clés : l’un visant à traiter les violences intrafamiliales, l’autre à lutter contre les violences sexuelles et sexistes. Alors que Vincent Belloteau plaide pour la présence de médiateurs de proximité, Antoine Audi appelle à la création d'une maison de parentalité pour guider les jeunes en difficulté. Enfin, Michel Cadet s'engage également à soutenir la parentalité au sein de sa plateforme.







