Se préparant à affronter les élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le Rassemblement National (RN) avait promis de ne pas investir de candidats aux historiques controverses. Toutefois, une nouvelle vague de publications problématiques émerge, ternissant l'image du parti.
Guy Perrenot, candidat en 40e position sur la liste Rassemblement à La Rochelle, est au cœur de la tourmente. Ses récentes activités sur Facebook laissent apparaître des propos jugés racistes, homophobes et même antivax. Un commentaire particulièrement choquant, désormais supprimé, faisait référence à des propos déplacés sur des individus d'origine nord-africaine, soutenant des accusations infondées sur des actes criminels.
Des experts en communication politique, tels que Jean-Luc Élisabeth, estiment que ces révélations pourraient gravement impacter l'acceptabilité du RN dans la région. "Ce sont des attitudes qui ne correspondent pas aux valeurs d’inclusion que recherchent de nombreux électeurs," explique-t-il.
Parallèlement, Marie-Françoise Vaurs, colistière de Perrenot, a attiré l'attention pour des propos concernant le traitement médiatique d'un acte de bravoure, insinuant une discrimination basée sur l'apparence physique des jeunes concernés. Ce type de défiance vis-à-vis de la presse pourrait également entacher la perception publique du RN.
Séverine Werbrouck, tête de liste et eurodéputée, a exprimé son intention de faire le nécessaire pour condamner ces discours inappropriés. "Je découvre ces propos en même temps que vous, et je ne cautionne en aucun cas de tels comportements," a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d'un contrôle plus strict au sein des futures listes.
La question de l'éventuelle exclusion des deux membres de la liste est délicate, car la liste étant déjà déposée, les modifications sont impossibles. Néanmoins, leur présence sur la liste soulève de nombreuses inquiétudes quant à l'intégrité du RN au sein du paysage politique local.
Dans une dynamique similaire, d’autres candidats du RN, comme ceux sur le bassin d’Arcachon, font l'objet de préoccupations similaires. Des contenus sexistes et complotistes abondent dans leurs publications Facebook, renforçant une tendance alarmante au sein du parti, comme l’a rapporté Sud Ouest.







