Des ombres se dessinent sur la fin de mandat d'Anne Hidalgo, mairesse de Paris, à travers une enquête révélée par Le Canard enchaîné. Selon ce média, des rapports internes détaillant la gestion de l’administration parisienne ont été soigneusement gardés sous silence, soulevant ainsi des questions sur la transparence de son administration.
Alors qu'elle se prépare à quitter son poste après douze ans, Hidalgo est accusée d'avoir limité la publication de rapports critiques produits par le service d'inspection générale de la ville. « Avant une élection, c'est pratique pour cacher les défaillances et les turpitudes de la Ville », déclare un ancien inspecteur sous couvert d'anonymat. En effet, depuis 2020, le nombre de rapports publiés annuellement a chuté de 17 à seulement 9, un chiffre révélateur de l'évolution de la transparence au sein de la municipalité.
La municipalité s'est défendue en précisant que les décisions de publication se fondent sur la nécessité de protéger les informations confidentielles contenues dans ces documents. Toutefois, cette justification ne rassure pas les observateurs. Dernièrement, les révélations concernant les dépenses personnelles d'Hidalgo, près de 210 000 euros sur quatre ans, dont 84 000 euros en vêtements et 125 000 euros en voyages, ont alimenté une vive controverse sur la gestion des fonds publics, comme l'indiquent les analyses faites par des experts en finances publiques.
La justice referme le dossier de 2020
Inefficace d'un point de vue juridique, la Ville de Paris a même cherché à récupérer 230 000 euros d'une association pour frais de campagne. Une décision que son président, Guillaume Leroy, qualifie de disproportionnée, menaçant la pérennité de son organisation. Parallèlement, une décision du Conseil d'État a interdit la publication des notes de frais de 2020 d'Hidalgo, jugée par l'association Union Parisienne comme un exemple d'« opacité persistante » dans la gestion des dépenses de représentation.
En somme, l'héritage d'Anne Hidalgo semble lasser des traces contradictoires, entre ambitions environnementales souvent saluées et accusations d'un manque de transparence grandissant. Les prochains mois s'annoncent cruciaux pour la capitale, alors que Parisiens et experts analysent l'impact de sa gestion future.







