Lors d'un meeting à Limoges le 12 mars, Raphaël Glucksmann, leader de Place publique et député européen, a lancé un appel fort à la gauche républicaine pour qu'elle « rompre définitivement et sans retour possible avec Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise (LFI) ». Ce discours a eu lieu dans le cadre d’un soutien au candidat investi par le Parti socialiste (PS), le Parti communiste (PCF) et son mouvement.
« On ne combat pas pour la démocratie avec un ami des tyrans dans nos rangs », a déclaré M. Glucksmann, qui accompagnait Olivier Faure, premier secrétaire du PS, pour soutenir le candidat Thierry Miguel. La situation à Limoges est délicate, étant donné qu'un éventuel accord au second tour avec LFI pourrait renverser la ville, qui est passée à droite en 2014 après un règne socialiste de 102 ans.
Cependant, Glucksmann a déclaré que LFI « ne veut pas faire gagner la gauche » et aurait plutôt pour « but » d'« montrer notre dépendance à son égard ».
Il a également affirmé : « Nous sommes la famille politique de l’émancipation républicaine. Mélenchon et ceux qui rient à ses blagues antisémites sont exclus pour de bon », rejetant catégoriquement toute forme d’alliance ou de fusion.
« Notre vie ne tourne pas autour de LFI », s’est agacé Olivier Faure
En parallèle, Jean-Luc Mélenchon a exprimé ses regrets après avoir mal prononcé le nom de Glucksmann dans un précédent discours, assurant qu'il ne se reproduirait plus. Olivier Faure, quant à lui, a répondu à la question des alliances en rappelant qu'« notre vie ne tourne pas autour de LFI », soulignant l'importance de se concentrer sur le premier tour des municipales.
À Limoges, le candidat PS-PCF-Place publique, Thierry Miguel, ancien commandant de police judiciaire, se présente comme un candidat innovant, défendant une vision allant de Raphaël Glucksmann à François Ruffin.







