Alors que les élections municipales de 2026 approchent, les murs de Montpellier sont toujours envahis par les affiches de campagne. Malgré la montée en puissance des réseaux sociaux dans les stratégies des candidats, le collage d'affiches reste un moyen traditionnel prisé des militants.
Un fervent observateur de la scène politique locale affirmait, un brin nostalgique, que "la guerre des affiches n’aura plus lieu", misant sur le digital comme principale arme de conviction. Pourtant, les faits sont là : la compétition pour occuper l’espace public est plus vive que jamais.
"Investir l’espace public, c’est crucial"
Alors que le premier tour approche, la communication numérique semble avoir pris le dessus, mais les affiches continuent d’opérer leur magie. Marguerite, 32 ans, enseignante et militante, partage son point de vue : "Le collage d’affiches est essentiel dans une démocratie. Cela permet d'atteindre un public plus large, même ceux qui ne votent pas".
En soirée, dans un quartier animé, elle travaille avec une équipe de bénévoles pour coller des affiches. Ces "petites mains", comme elles se désignent, échangent astuces et stratégies pour maximiser leur impact : "Il faut affiner les emplacements, ceux aux abords des routes où les gens sont bloqués dans les embouteillages fonctionnent mieux", souligne Aïda, une autre militante.
Optimiser le collage pour éviter les détériorations
À 49 ans, un nouvel engagé dans la politique, anciennement "allergique à la politique", a découvert une passion pour le collage d’affiches à travers l'engagement. "C’est un travail ingrat, mais ludique ! Il faut apprendre à rivaliser pour transformer un mur en tableau". Il évoque les défis : parfois les affiches sont recouvertes en un clin d'œil par des adversaires.
Pour maximiser la visibilité, les militants apprennent ensemble à "bien plaquer les angles pour éviter l’arrachage". Élizabeth et son équipe ont même choisi de travailler en matinée, considérant que cela offre plus de sécurité et de durabilité à leurs affiches.
Technologie au service des affiches
Pour faciliter leur travail, l’équipe utilise une application mobile qui référence tous les espaces d'affichage disponibles dans la ville, permettant une gestion efficace. "En un mois, nous avons collé 6 000 affiches !", se réjouit l’un des membres de l’équipe.
Malgré quelques tensions, la guerre des affiches ne semble pas avoir de victimes. Elle renforce au contraire des vocations politiques et favorise des moments de convivialité. Selon la mairie, la ville dispose de 1 144 panneaux d'affichage qui attendent d’être investis. Le combat pour la visibilité d'ici le 16 mars s'annonce intense !







