« La priorité, c’est de protéger l’indépendance de la cour pour renforcer notre démocratie », a affirmé Amélie de Montchalin lors de son installation officielle le 13 mars, en présence du président Emmanuel Macron et de plusieurs ministres.
« Protéger l’indépendance des juridictions financières signifie d’abord renforcer encore leur exemplarité », a-t-elle déclaré après avoir prêté serment, vêtue de sa robe noire ornée d’hermine. Pour elle, la probité et l’exemplarité des membres de la Cour sont cruciales pour maintenir la confiance dans les institutions publiques.
Conflit d’intérêts
En tant que première femme à diriger cette institution bicentenaire, elle a insisté sur l’importance d’accroître l’impact des travaux de la Cour : « Publier ne suffit pas : il faut assurer la cohérence et la pertinence de nos communications ». Elle a également salué « toutes les femmes des juridictions financières, présentes ici ou ailleurs ».
Sa nomination a suscité des débats, certains oppositionnels questionnant un potentiel conflit d’intérêts, vu son ancien rôle au sein du gouvernement. Des critiques ont émergé également en raison de son âge, 40 ans, à une époque où le mandat est irrévocable jusqu’à 68 ans.
Pour apaiser ces inquiétudes, la Cour a précisé qu’elle s’abstiendrait des débats relatifs aux finances publiques pour l’année 2025, affirmant ainsi sa volonté de maintenir l’intégrité de l’institution. Cette volonté a été reprise par plusieurs médias, dont Le Monde, soulignant l'engagement de Mme de Montchalin pour une gouvernance transparente et responsable.







