Dans un contexte troublé, Nicolas Bazzucchi, maire de La Penne-sur-Huveaune et déjà mis en examen pour des accusations graves, fait face à une nouvelle plainte pour « harcèlement professionnel ». Selon cette plainte, une employée municipale relate une série de comportements inappropriés et de menaces de rétrogradation à son encontre. Le parquet de Marseille a déjà ouvert une enquête pour examiner ces allégations.
Après avoir récemment annoncé sa candidature pour la réélection en 2026, Bazzucchi se retrouve étroitement surveillé par la justice. Les faits rapportés par l’employée concernent une mise à l'écart progressive, amorcée en juin 2022, ainsi que des remarques désobligeantes sur son travail. Dans un entretien avec Le Parisien, elle a fait état de sa peur de représailles, ce qui l’a poussée à limiter ses démarches jusqu'à récemment.
Une mise à l’écart progressive
La plaignante raconte que Monsieur Bazzucchi a mis en doute ses compétences, ce qui a entrainé une dévaluation de son image professionnelle. Elle a tenté d'éclaircir la situation, mais l'édile lui a fait savoir que ses préoccupations pourraient être interprétées comme de la calomnie. Le harcèlement, selon ses dires, a pris des formes variées, allant de critiques publiques à des menaces de mutation vers des postes moins valorisants. En décembre 2025, elle a été nommée cheffe de pôle, une promotion qu’elle a perçue comme une façon de l’exclure, ce qui a abouti à un malaise sérieux lors d'une réunion où elle a cru subir un AVC.
Actuellement en arrêt maladie, elle bénéficie d'un soutien médical, et un neurologue a noté que son malaise était lié à son travail. De son côté, l’avocat de Bazzucchi réfute ces allégations, arguant que l’employée a obtenu des promotions et des augmentations plutôt que d’être victime de harcèlement.
La situation semble s'aggraver pour le maire, qui fait déjà face à des accusations de violences conjugales et d'autres comportements inappropriés signalés par deux ex-conjointes. Mis en examen pour des délits graves, il a été placé en détention provisoire avant d'être libéré sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit de rencontrer les plaignantes ainsi que certains employés municipaux.
En mars dernier, des membres du conseil municipal ont sollicité sa démission, mais Bazzucchi a fermement maintenu sa position, fervent défenseur de sa présomption d'innocence. Certaines démissions au sein du conseil municipal sont intervenues en réponse à son refus de quitter ses fonctions, soulignant ainsi la tension croissante dans la commune. Les prochaines semaines s’annoncent cruciales pour ce maire en difficulté, alors qu'il se bat sur plusieurs fronts, tant judiciaires que politiques.







