Arrivé en tête au premier tour à Biarritz avec 26,68 % des voix, Serge Blanco a surpris en annonçant qu'il ne participerait pas aux débats organisés par « Sud Ouest », TVPI et la radio Ici Pays basque. Dans un communiqué rendu public la nuit dernière, il a évoqué « l'agressivité » ambiante de la campagne, estimant que les conditions d'un débat républicain n'étaient plus réunies.
« Je vois le niveau du débat se dégrader », a déclaré l'ancien rugbyman devenu homme politique, qui a déjà rencontré des difficultés lors des échanges du premier tour. Cette décision, qui crée le débat sur le respect démocratique, s'inscrit dans un contexte où la campagne est particulièrement tendue. Des attaques provenant de comptes anonymes visent les candidats, poussant la liste de l'alliance Biarritz Berri - Nouvelle Vague, dirigée par Ana Ezcurra, à mettre en place une charte de courtoisie républicaine, signée également par Blanco.
Ce refus de débattre suscite des interrogations. La maire sortante, Maider Arosteguy, ainsi qu'Ana Ezcurra, avait accepté d'y participer, espérant clarifier leurs positions respectives sur les enjeux à venir. Le manque de participation de Blanco semble susciter divisé l'opinion publique. Évoquant une pression que certains jugent « démesurée », des observateurs, comme le politologue Pierre Bonnet, soulignent que cela pourrait nuire à la perception de son engagement démocratique.
Ce phénomène d'évitement dans les débats électoraux a été observé à plusieurs reprises dans le paysage politique français, notamment dans des contextes où la polarisation des opinions s'accentue. L'exemple le plus récent étant la campagne présidentielle. Ainsi, alors que les électeurs aspirent à un dialogue respectueux, le choix de Blanco de se soustraire aux débats pourrait renforcer un climat de méfiance.
Bien qu'il ait participé à des débats dans le passé, il a également décliné d'autres invitations, comme celle de Mediabask, en invoquant des raisons qu'il estimait légitimes. Un dilemme s'impose désormais à lui : comment conserver son statut tout en refusant d'entrer en matière ?







