Ce jeudi, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a réaffirmé la position ferme de son pays face aux provocations iraniennes, déclarant que l'Arabie saoudite se réservait le droit d'agir militairement si nécessaire. L'annonce survient après un épisode d'attaques à drones et à missiles ciblant le royaume, qui a suscité de vives préoccupations au sein de la communauté internationale.
« Nous ne céderons pas aux menaces », a déclaré le ministre à l'issue d'une réunion à Ryad, où il était entouré de plusieurs homologues arabes. Ce dernier a estimé que l'Iran avait choisi d'intensifier ses frappes afin de faire pression sur ses voisins, ajoutant que « ces manœuvres se retourneront contre leurs auteurs ».
« Toute escalade sera suivie d’une escalade »
Des explosions récentes à Ryad ont alerté les autorités, qui ont annoncé avoir intercepté plusieurs missiles balistiques. « Les attaques alors qu'une réunion diplomatique a lieu témoignent du mépris de l'Iran pour le dialogue », a poursuivi le prince Fayçal, insistant sur l'importance d'une réponse proportionnée aux agressions.
Des responsables saoudiens ont également mis en lumière les cibles souvent civiles des frappes iraniennes, signalant que ni l'Arabie saoudite ni les pays du Golfe n'accepteraient de se laisser intimider. « Nous ferons face à toute forme de chantage », a-t-il ajouté, soulignant que toute nouvelle provocation entraînerait des conséquences.
Les chefs d'État présents ont adopté un communiqué condamnant « l'utilisation délibérée de moyens militaires contre des populations civiles » et ont appelé l'Iran à mettre un terme à ses attaques. Les tensions continuent de grandir dans la région, alimentant des craintes quant à une éventuelle escalade du conflit, alors que les diplomates tentent de trouver une solution durable à la crise actuelle.







