L’Italie a mis en place un décret-loi pour faire baisser les prix du carburant, en réponse à une forte hausse des coûts du pétrole due aux tensions au Moyen-Orient. Ce décret prévoit une réduction d’environ 0,25 euro par litre, comme l’a indiqué la Première ministre Giorgia Meloni. Selon elle, cette baisse résulte d'une diminution significative de la taxe d'accise appliquée sur les carburants.
Le vice-Premier ministre Matteo Salvini a souligné que cette aide, bien que temporaire, permettra aux Italiens de bénéficier de tarifs plus compétitifs que ceux en vigueur en Allemagne, en France ou en Espagne. En outre, le décret comprend un crédit d’impôt destiné aux transporteurs routiers et aux pêcheurs, ciblant à compenser la hausse des coûts de carburant, afin de ne pas faire peser ce fardeau sur le prix des biens de consommation, a précisé Meloni.
Des prix alignés sur l’évolution des enjeux internationaux
Un dispositif anti-spéculation a également été instauré, garantissant que les prix sont « strictement » corrélés aux fluctuations des cours du pétrole brut. Meloni a affirmé que cette mesure permettra de mettre fin rapidement aux augmentations injustifiées et obligera les fournisseurs à ajuster leurs tarifs en conséquence.
Cette initiative fait suite à une hausse de près de 50 % des prix du pétrole, consécutive aux attaques en Iran en février dernier, exacerbées par le blocage du détroit d’Ormuz. En réponse à cette crise, d'autres États européens, comme la Serbie et l'Allemagne, envisagent également des mesures similaires pour mieux contrôler les tarifs du carburant, afin de protéger leurs consommateurs face à cette inflation croissante.







