Alain Soral, figure controversée de l’extrême droite, a été reconnu coupable de propos antisémites et homophobes par un tribunal suisse. Le verdict, tombé le 19 mars, lui inflige une peine de cinq mois de prison ferme, ainsi qu'une amende de 30 jours à 170 francs suisses par jour, comme l'a rapporté le parquet du canton de Vaud.
Les déclarations incriminées, diffusées par Soral entre 2023 et 2025 via ses comptes sur les réseaux sociaux et son site « Égalité et Réconciliation », ont conduit à une enquête ouverte par la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad), suite à des signalements la concernant. Soral, qui vit à Lausanne, ne s'est pas présenté à l’audience et évoque son statut de « réfugié politique en Russie ».
Des antécédents judiciaires en France
Cette condamnation suisse s’ajoute à plusieurs pénalités déjà prononcées contre lui en France. En mars 2024, il avait été condamné à deux ans de prison pour « association de malfaiteurs », en soutien à des groupes considérés comme extrémistes. Cette controverse découle de ses propos sur des communautés spécifiques, mais également d'insultes envers des personnalités publiques, comme Gabriel Attal, ex-Premier ministre.
La récurrence des condamnations de Soral, qui a choisi de s’installer en Suisse en 2019 pour éviter l'incarcération, soulève des questions sur la liberté d'expression et les limites du discours public. L’information a été largement relayée par le journal 20 Minutes, rappelant les défis constants liés à la lutte contre la haine sur les réseaux sociaux.
En somme, cette affaire souligne une dynamique complexe entre liberté d'expression, responsabilité et justice face aux discours discriminatoires, dans un contexte où de nouvelles procédures judiciaires sont déjà en cours à son encontre pour des déclarations récentes ciblant la communauté juive.







