L’hôtel de ville de Fresnes a été sauvagement attaqué, entraînant stupeur et indignation dans cette commune du Val-de-Marne. Dans la nuit précédant le premier conseil municipal de Christophe Carlier (LR), un groupe d'environ vingt individus a bombardé le bâtiment à l’aide de mortiers d’artifice, avant de s’y introduire pour le piller. Face à cette situation, la mairie a été sécurisée par les forces de police, alors que le nouveau maire prenait ses fonctions.
Christophe Carlier a réussi à prendre la mairie, un bastion de la gauche depuis un siècle, avec seulement 107 voix d'écart. Le rez-de-chaussée a subi des dommages considérables, décrits par une source policière comme « entièrement saccagé ». Le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, présent pour apporter son soutien, a souligné que cet acte violent adressait un message de défiance à l'autorité publique.
« Cette attaque pourrait être le signe d’un refus d’obéir aux règles de la société », a déclaré Jeanbrun. Un habitant de Fresnes a commenté la situation, avançant que « des personnes craignent de perdre leurs petits trafics », notant que l’ancienne majorité de gauche semblait avoir moins d’emprise sur ces individus. De nombreux soutiens à la nouvelle administration de droite se sont rassemblés pour témoigner de leur appui au maire.
« J’ai été élu pour mettre en place la tranquillité publique »
Le maire Christophe Carlier, tout en déplorant les répercussions de cette violence sur le quotidien des agents municipaux, a affirmé que « aucune tension ne peut justifier de telles actions ». Lors de son discours lors du conseil municipal, il a remercié le personnel pour sa réactivité durant cette nuit chaotique. « Je veux rassurer et rassembler. Mon mandat est porté par une volonté de rétablir la tranquillité publique », a-t-il ajouté.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Créteil, visant à identifier les responsables de ces dégradations. La sûreté territoriale du Val-de-Marne est en charge de l’investigation, qui, pour l’instant, n’a conduit à aucune interpellation. Les autorités continuent de travailler pour élucider cet acte qui a choqué la communauté.







