Ce lundi 30 mars, Louis Pozzo di Borgo a été réélu président de la Communauté d’Agglomération de Bastia avec un soutien massif, obtenant 35 voix sur 40. Membre de la majorité territoriale et premier adjoint au maire de Furiani, il débute ce nouveau mandat avec un engagement fort en faveur de la continuité dans son action.
Son concurrent, Jean-Martin Mondoloni, membre de l’opposition et élu sur la liste Uniti per Dumane, a reçu seulement 5 voix. Ce score, néanmoins, inclut un soutien inattendu de Nicolas Battini, le représentant du mouvement Populu di Bastia, qui s’est défini comme un “nationaliste corse”, laissant entendre que sa voix pour Mondoloni était symbolique et de courtoisie. Mondoloni a exprimé son intention de maintenir une opposition constructive et digne, visant à créer une dynamique consensuelle tout en restant ferme lorsque cela est nécessaire.
Louis Pozzo di Borgo, pour sa part, mise sur une gestion collaborative. Il a déclaré : “Je serai à leur écoute”, en appelant à une communauté d’agglomération “unie” et “de consensus”. Le nouveau conseil a vu une redistribution des rôles avec dix vice-présidences, un chiffre inférieur aux douze précédentes, soulignant la volonté de simplification.
Une structure d'exécutif à parfaireDix vice-présidences ont été attribuées, dont cinq pour Bastia. Gilles Simeoni, maire de Bastia, a été élu premier vice-président, et des représentants de plusieurs communes, comme San Martino di Lota et Ville-di-Pietrabugno, ont également pris des postes. L'opposition a décidé de ne pas participer aux votes.
Louis Pozzo di Borgo a également annoncé qu'une onzième vice-présidence sera mise en place lors du prochain conseil communautaire, encourageant une structure évolutive. En termes d’indemnités, il a précisé que les ajustements resteront dans l’enveloppe budgétaire actuelle, tout en saluant la baisse des taux d’indemnités qui a été accueillie positivement par certaines voix de l’opposition.
Ce renouvellement s’accompagne aussi de changements notables : des figures comme Serge Linale et Pierre Savelli, anciens vice-présidents, retrouvent une place de conseiller ou s’absentent du nouvel exécutif, laissant leurs marques dans une configuration en pleine mutation.
« Ce second mandat sera caractérisé par une continuité affirmée. Nous ne changeons pas ce qui fonctionne, nous l’améliorons », a déclaré Pozzo di Borgo, prêt à naviguer entre tradition et modernité dans la gestion de Bastia.







