Le recours d'un tiers électeur concernant les élections municipales à Bastia, prévues pour le 22 mars, complique la situation pour Gilles Simeoni. Bien que le Tribunal administratif ait confirmé ce recours, suspendant ainsi la règle de non-cumul, le maire nouvellement élu reste ferme dans ses convictions. Dans une déclaration faite le 30 mars, il a souligné : « Le Tribunal administratif de Bastia a confirmé qu’un tiers électeur, dont j’ignore les motivations, a introduit un recours contre l’élection, ce qui suspend l’incompatibilité entre les fonctions jusqu'à la fin de la procédure judiciaire ».
Un engagement maintenu envers les Bastiais
Malgré la possibilité de maintenir ses deux postes, Gilles Simeoni tient à clarifier sa position politique. En effet, il a affirmé : « Conformément aux engagements pris devant les Bastiais et, plus largement, devant les Corses, j’assumerai le mandat de Maire de Bastia. Cela implique que je quitterai mes fonctions de Président du Conseil exécutif de Corse ». Cette décision découle de sa volonté de respecter les promesses faites durant sa campagne.
Cette annonce engendrera inévitablement une réorganisation au sein de l'exécutif corse. Gilles Simeoni a indiqué vouloir orchestrer cette transition rapidement, tout en garantissant la stabilité des institutions. Un calendrier précis sera communiqué dans les jours à venir.
Au-delà des considérations juridiques, Simeoni a affirmé que son choix était motivé par des principes éthiques : « Je n’entends pas exercer la possibilité de cumuler les deux mandats ainsi ouverte par ce recours en justice. Je cesserai donc d’exercer les fonctions de président du Conseil exécutif de Corse à très bref délai, dans des conditions garantissant de manière optimale la continuité et la stabilité des institutions ». Sa décision a été saluée par de nombreux observateurs, soulignant la nécessité d'une éthique forte dans le domaine politique.







