L'établissement scolaire de Montreuil-sur-Brêche, situé en dessous de Breteuil dans l'Oise, a subi cet après-midi un incendie dévastateur, peu après la fin des cours. Par chance, personne n'a été blessé et l'hypothèse criminelle semble écartée pour l'instant.
« Ça fume encore... » s'exclame une mère d'élève, observant l'action des pompiers devant l'école ravagée. Moins d'une heure avant le début de l'incendie, son fils, élève de CE2, était encore à l'intérieur, tout comme les 45 autres enfants scolarisés de CE1 à CM2.
Ce lundi 30 mars, un incendie a pris feu dans l'une des deux écoles de Montreuil-sur-Brêche. La seconde école, qui accueille les élèves de maternelle et de CP, n'a pas été touchée. Un habitant du quartier a commenté l'événement avec philosophie : « Ce n'est que du matériel ».
« J’ai vu la fumée »
Le sinistre a été détecté peu avant 17 heures, juste après la sortie des élèves. La directrice, présente dans l'établissement, a alerté les secours. « J’ai vu la fumée, je suis sortie de ma classe et j’ai immédiatement appelé les pompiers vers 16h55. Les flammes étaient déjà visibles sur le toit. Le feu a pris très rapidement », a-t-elle expliqué. En l'espace de quelques minutes, le toit s'est embrasé.
Vers 19 heures, l'incendie était sous contrôle, bien que de la fumée blanche continuait de s'échapper du bâtiment endommagé. Une quinzaine de pompiers du service départemental d’incendie et de secours de l’Oise (Sdis 60) étaient mobilisés pour maîtriser les flammes et éviter toute propagation aux bâtiments voisins.
La question de l'origine de cet incendie demeure sans réponse. Beaucoup suspectent les panneaux solaires installés sur le toit depuis plusieurs années. Le maire Patrick Guibon (SE) a fait remarquer : « Ils ont été révisés l'an dernier ». Cela soulève des interrogations sur leur sécurité.
Un service minimum et un soutien psychologique
Aucune conclusion n'est actuellement possible pour déterminer si ces panneaux sont à l'origine de l'incendie, ou si un problème électrique a eu lieu. Les gendarmes mènent une enquête pour élucider les causes de ce sinistre, tout en écartant pour l’instant l’hypothèse d’un acte criminel.
L'école, grâce à un regroupement scolaire, accueillait des enfants de Montreuil-sur-Brêche, le Quesnel-Aubry et Bucamps. Pour le mardi 31 mars, un service minimum d'accueil sera mis en place dans la salle des fêtes de la commune, où une cellule psychologique sera également instaurée par l'Éducation nationale. Une réunion est prévue avec l'inspection académique afin de planifier les prochaines étapes.







