Les syndicats du Loiret ont exprimé leur rejet total de la carte scolaire pour 2026-2027, qui envisage la fermeture de 47 classes et l'ouverture de seulement 16 dans les écoles. Ce plan a incité à un appel à la grève prévu le mardi 31 mars.
Cassandra Briand, co-secrétaire départementale du SNUIPP, souligne : « Une telle unanimité contre souligne une vraie prise de conscience ! » Lors d'une réunion à la Direction académique du Loiret à Orléans, les syndicats FSU-SNUIPP, UNSA et CFDT ont unanimement rejeté la proposition de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale.
Brisant le silence, Briand précise : « Des classes disparaîtraient partout, y compris dans des zones plus urbanisées comme Orléans, qui sont moins affectées par la chute démographique. » L’Éducation Nationale justifie ces mesures par une baisse continue de la démographie dans les écoles.
« Le profil des élèves a changé »
Briand insiste : « Bien que nous acceptions cette réalité, il faut l'utiliser pour diminuer le nombre d'élèves par classe et améliorer notre pédagogie. Au lieu de cela, c'est la fermeture qui est privilégiée, faisant preuve d'une politique du chiffre. » Elle cite l'exemple des petites sections, où le seuil est fixé à 29 élèves, alors qu'une réduction à 23 ou 24 élèves pourrait transformer les conditions d'enseignement.
« Sur le terrain, nous constatons une évolution dans le profil des élèves, ce qui exige des ajustements et des ressources supplémentaires », ajoute-t-elle avec conviction.
Avec ce rejet collectif, les syndicats espèrent que l'Académie se penchera sur une nouvelle proposition lors de la réunion prévue le jeudi 2 avril. Une semaine plus tard, la liste des communes affectées sera dévoilée. En attendant, la FSU-SNUIPP du Loiret a prévu un rassemblement le 31 mars à 10h30 devant le rectorat, montrant ainsi leur détermination.







