Le groupe Prisma, leader dans le secteur de la presse magazine en France, appartenant au milliardaire Vincent Bolloré, a révélé ce lundi 30 mars un projet de licenciements touchant 261 postes, soit 40 % de ses effectifs, selon des informations relayées par l’Agence France-Presse (AFP).
Dans un document adressé à la CGT, le groupe a précisé que ce plan pourrait entraîner jusqu'à 279 licenciements pour motif économique. Actuellement, Prisma Media emploie environ 650 personnes au sein de l'entreprise, qui édite des titres renommés tels que Capital et Géo. Serge Nedjar, directeur des rédactions, et Gérald-Brice Viret, vice-président, dirigent l'équipe depuis peu.
Face à cette annonce, Emmanuel Vire, représentant syndical de la CGT, n’a pas hésité à qualifier la situation de « véritable carnage ». Une assemblée générale du personnel est prévue cet après-midi, où le vice-président devrait s’exprimer. Environ 90 des postes concernés concernent des journalistes, posant de sérieuses questions sur l’avenir editorial du groupe.
Prisma Media, qui a récemment élargi son portefeuille en rachetant des publications comme Ici Paris et France Dimanche, prévoit d'arrêter plusieurs déclinaisons de titres, incluant Géo Histoire et Femme actuelle jeux, comme l’a rapporté le quotidien Le Monde.
Troisième vague de départs en deux ans
Ceci marque déjà la troisième vague de départs au sein de Prisma Media en seulement deux ans, une période difficile mise en lumière par les récentes restructurations et la transition vers de nouveaux modes de consommation des médias. Des annonces antérieures avaient déjà indiqué la possibilité de tels ajustements, affectant une part significative de la main-d'œuvre.
Dans le document pertinent, la direction a souligné son engagement à « faire tout ce qui est en son pouvoir pour minimiser l'impact de ce plan sur l'emploi », tout en mobilisant les ressources du groupe Louis Hachette pour assurer le reclassement des employés touchés par ces réductions de postes. En outre, la direction de Prisma a promis de fournir une réponse formelle à l’AFP dans un futur proche.







