La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a récemment affirmé que le projet de holding commun pour l'audiovisuel public ne devait pas être mis de côté. En parlant sur France Inter, elle a mis en lumière que la réforme, initiée par son prédécesseur Rachida Dati, ne serait pas prête à voir le jour dans un proche avenir.
Après plusieurs semaines de débats au sein de la commission d’enquête parlementaire, il est apparu qu'aucune loi ne sera discutée prochainement concernant la réforme du secteur. Pégard a souligné l'importance d'une holding qui regrouperait France Télévisions, Radio France et l'INA, un projet qui est resté en suspens malgré son importance cruciale pour la modernisation de l'audiovisuel public.
«Je pense qu'elle (la réforme, NDLR) n'est pas pour les prochains mois. Je pense qu'il ne faut pas abandonner l'idée de cette holding», a-t-elle déclaré. Elle a également insisté sur le fait qu'avant toute réflexion sur les structures, il serait plus judicieux de se consacrer à l'amélioration du service public, essentiel dans un contexte de transformations sociétales. «Notre service public doit être notre bien commun et être en mesure d'évoluer avec les changements de la société», a-t-elle ajouté.
Pégard a entrepris des discussions avec les responsables de l’audiovisuel public, affirmant que sa mission consistait à continuer les consultations et à redéfinir les ambitions du service. Concernant la commission d’enquête qui se penche sur le financement et la neutralité de l'audiovisuel public, elle a émis des réserves. «Je trouve qu'il y a des moments où les bornes sont dépassées dans la manière de mener ces débats», a-t-elle déclaré.
Elle a également critiqué le climat tendu des débats : «Dès que je vois des lieux où l'on s'invective de cette façon, je trouve qu'on ne fait gagner ni la démocratie, ni le regard que l'on peut porter sur les uns et les autres». La commission, instaurée à la demande de l'UDR, a été marquée par des incidents et des tensions en son sein. Ses auditions devraient se terminer début avril, laissant place à des réflexions ultérieures sur l’avenir de l’audiovisuel public en France.







