Ce lundi, Prisma Media, le leader de la presse magazine en France, a informé ses partenaires sociaux d'un plan de réduction des effectifs qui devrait toucher 261 postes, selon des sources proches de la CGT. Ce chiffre représente une coupe alarmante pour un groupe qui compte 650 employés.
Le document partagé avec l'AFP précise que le plan pourrait susciter jusqu'à 279 licenciements sur la base économique d’ici la fin janvier. Ce mouvement intervient alors que Prisma Media vient d'être repris par des associés du milliardaire Vincent Bolloré il y a six mois, soulignant une réorganisation poussée.
Serge Nedjar, récemment nommé directeur des rédactions, et Gérald-Brice Viret, vice-président, font partie d'une direction qui se concentre sur la rationalisation du groupe. "C'est un vrai carnage", a déclaré Emmanuel Vire, délégué syndical. La réunion du personnel prévue cet après-midi sera cruciale, Viret devant apporter des clarifications.
Une restructuration inédite
Ce plan de départs se définit comme la troisième vague de coupes au sein du groupe en moins de deux ans, sous l'emprise d'un actionnaire conservateur. Un comité social et économique est établi pour discuter des modalités de ces licenciements, avec une première réunion fixée à vendredi.
Parmi les titres touchés se trouvent des publications emblématiques comme Femme Actuelle, Voici, et Télé-Loisirs. D'importantes déclinaisons, telles que Geo Histoire et Femme Actuelle Jeux, seront également arrêtées, accentuant la portée des changements à venir.
Prisma Media a récemment évoqué la nécessité d'un plan de départs, initialement prévu pour un tiers des effectifs. En période de mutation profonde dans les médias, cette annonce soulève des inquiétudes quant à l'avenir de nombreux postes. La direction prévoit cependant de mettre en œuvre des mesures pour atténuer l'impact de cette réorganisation et favoriser le reclassement des salariés touchés, sous l'égide du groupe Louis Hachette, propriétaire de Prisma.
Une réponse officielle de la direction est attendue prochainement. Ce plan de restructuration s'inscrit dans un contexte d'évolution rapide du paysage médiatique en France, où la concurrence numérique et les changements de consommation de l'information imposent de repenser les modèles économiques traditionnels.







