Face à la flambée des prix liés aux tensions au Moyen-Orient, l’exécutif s’engage à adapter ses soutiens afin d'éviter une vague de faillites.
En période de crise, des solutions exceptionnelles sont nécessaires. Le gouvernement a annoncé qu'il est prêt à renforcer son soutien aux secteurs touchés par l'augmentation des coûts de l'énergie. Lors de son intervention sur RTL le 30 mars, Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie, a affirmé que l'État "ne laissera pas d’entreprise sur le carreau", ouvrant la porte à des mesures supplémentaires si la situation se détériore.
Des aides ajustables selon l’évolution de la crise
Selon Le Monde, une première enveloppe d’environ 70 millions d’euros a été mise à disposition pour avril, ciblant notamment les secteurs de la pêche, de l’agriculture et des transports. Néanmoins, ce dispositif est susceptible d'évoluer rapidement. "C’est une première série d’aides, et on ne s’interdit pas d’aller plus loin si la situation s’aggrave", a expliqué la ministre, évoquant un potentiel prolongement dès mai en réponse à la fluctuation des prix du pétrole.
Plus précisement, les transporteurs bénéficieront d'un montant de 50 millions d'euros, soit environ 20 centimes par litre de carburant. Cependant, certains professionnels jugent ce montant insuffisant et réclament une compensation plus substantielle, ayant même organisé récemment une opération escargot sur le périphérique parisien pour faire entendre leurs voix.
Tout en soutenant ces mesures, la ministre a rappelé les contraintes budgétaires. Ces aides "ne sont pas de l’argent gratuit" et il est essentiel de maintenir une certaine maîtrise du déficit public. Elle a en outre défendu une approche progressive, axée sur les secteurs les plus vulnérables, tout en écartant pour l’instant tout risque de pénurie.
Cette déclaration survient après une réunion exceptionnelle des ministres de l’Énergie et des Finances du G7. Dans un communiqué, les pays participants ont exprimé leur détermination à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour garantir la stabilité du marché de l'énergie, fortement perturbé par la situation géopolitique au Moyen-Orient.







