Lors de son message urbi et orbi, le pape américain Léon XIV a poussé un cri poignant pour mettre fin aux conflits à travers le monde. Depuis le grand balcon de la place Saint-Pierre, il a célébré sa première Pâques en tant que pontife, appelant à une lutte pacifique contre la guerre : « Que ceux qui ont des armes les déposent ! Que ceux qui détiennent le pouvoir préfèrent la paix ! Ce n'est pas une paix imposée, mais celle qui émerge du dialogue ! » Il a également invité les fidèles à une veillée de prière pour la paix, prévue le 11 avril.
Le pape a dénoncé l'indifférence face aux conflits, rappelant les conséquences économiques et sociales qu'ils engendrent. « La force du Christ ressuscité est totalement non violente, semblable à un grain de blé qui, après avoir été enfoui, finit par germer et donner le jour à un épi doré, » a-t-il expliqué.
Léon XIV a souligné que la véritable force qui apporte la paix réside dans le respect mutuel à tous les niveaux. « Elle ne cherche pas à imposer son propre projet, mais à collaborer pour le bien commun, » a-t-il insisté. Ce message, bien qu'il s'adresse à tous les conflits, vise particulièrement ceux entraînés par la guerre au Moyen-Orient, en particulier la récente déclaration de guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.
Bien qu'il ne qualifie pas explicitement ce conflit d'« injuste », Léon XIV exprime une désapprobation claire à l'égard des actions de son pays d'origine. De nombreux évêques américains critiquent déjà cette intervention. Les catholiques des États-Unis ressentent un dilemme entre leur fidélité nationale et religieuse.
Sur un plan plus spirituel, il a rappelé que Pâques incarne la victoire de la vie sur la mort, et qu'elle a un « prix très élevé ». En repensant à « comment Jésus a-t-il vaincu ? », Léon XIV déclare que la victoire ne provient pas de la force mais de l'Amour divin, qui guérit et délivre.
Le pape, fidèle à son engagement de ne pas s'impliquer directement dans les affaires américaines, a mis en exergue le « dialogue » comme la voie privilégiée à suivre, ne justifiant le recours à la force qu'en cas de légitime défense et après épuisement des voies diplomatiques.
Enfin, Léon XIV a mis l'accent sur la nécessité de surmonter l'indifférence face à la violence. « Nous devons lutter contre cette insensibilité qui nous fait passer à côté de la souffrance d'autrui, » a-t-il exhorté, citant son prédécesseur François au sujet de la « mondialisation de l'indifférence ».
Au terme de son message, il a offert un message d'espoir, invitant chacun à porter le chant de la résurrection dans le monde, affirmant que « la paix que Jésus nous offre ne se limite pas à faire taire les armes, mais touche les cœurs. » En clôturant son discours, il a encouragé les fidèles à embrasser la paix avec un esprit de réconciliation.







