Le Comité citoyen pour une information indépendante s'oppose fermement à la réouverture des mines d'or dans la région de Saint-Yrieix-la-Perche, lançant un recours devant le tribunal administratif de Limoges suite à la prolongation des explorations accordées par l'État.
Les récents développements ont été marqués par une annonce du ministère de l'Économie le 16 février dernier. Celui-ci a prolongé deux permis d'exploration pour la Compagnie des mines arédiennes, incluant même une extension de périmètre. Ces décisions ont rapidement suscité une vive réaction de la part de l'association Stop Mines 87 et du Comité citoyen pour une information indépendante, qui voient en elles une menace pour l'environnement.
Les risques de pollution des eaux et des sols
Le Comité a décidé de contester la légalité de ces prolongations, en se basant sur des préoccupations soulevées par l'avis de l'autorité environnementale. Maître Pierre-Antoine Martin, l'avocat du collectif, a déclaré : "L'avis rendu présente des recommandations essentielles pouvant justifier notre contestation". Il a précisé qu'il existe un passé minier dans le secteur et que 54 sites industriels demeurent potentiellement polluants. Selon plusieurs études, des traces de pollution, tant géologique qu'industrielle, sont déjà bien documentées.
Ces nouvelles explorations étendues accroissent les craintes de pollution, d'autant plus que certaines études récentes menées par la société minière sont restées secrètes. "Des informations vitales, telles que les impacts sur la faune et la flore, n'ont pas été publiées, ce qui soulève des questions légitimes", a affirmé Martin.
Les zones de flou autour des garanties financières
Une autre inquiétude concerne les garanties financières liées aux projets d'exploration. Martin a souligné : "La prolongation des permis d'exploration exige des engagements financiers clairs et une transparence totale". Toutefois, la société minière n'a pas encore rendu public ces documents, laissant planer des doutes quant à sa capacité à entreprendre les travaux de manière responsable.
Pour faire face à cette situation, le Comité citoyen mobilise également les maires des communes affectées, avec une réunion publique prévue le 9 avril prochain. Le compte à rebours est lancé, puisque le recours doit être déposé avant le 20 avril.







