Pour sa première Pâques, le pape Léon XIV a présidé la messe sur la place Saint-Pierre au Vatican, malgré un contexte de tensions au Moyen-Orient qui impactent lourdement les célébrations religieuses. La fête, essentielle pour les chrétiens, a été assombrie par les récents conflits qui limitent l’accès des fidèles à des lieux saints importants. Son discours, prononcé à l'occasion de la traditionnelle bénédiction 'Urbi et Orbi', a été particulièrement attendu.
Lors de la Vigile pascale, le chef de l’Église catholique a évoqué la nécessité d'un 'monde de paix et d’unité', tout en dénonçant les divisions causées par la guerre et l'injustice. Il a imploré les dirigeants mondiaux, y compris l’ancien président Donald Trump, de trouver des solutions pacifiques aux conflits. Ce message a trouvé un écho dans le contexte troublé du Moyen-Orient, où Jérusalem a été frappée par les restrictions de la guerre en cours.
À Jérusalem, les célébrations ont été marquées par une ambiance morose. Les autorités israéliennes ont imposé des restrictions sévères, éloignant les fidèles du Saint-Sépulcre. Un habitant a exprimé sa tristesse face à cette fermeture inhabituelle, soulignant que c'était la première fois qu'il voyait cet endroit emblématique totalement déserté. Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a également déploré le silence pesant, interrompu seulement par les échos de la violence.
Dans le sud du Liban, les communautés chrétiennes vivent dans la peur à cause des combats et des bombardements. Joseph Attieh, un responsable local, a affirmé que la messe de Pâques serait célébrée malgré l'intensification des raids, illustrant la résilience des communautés face à l'adversité.
À Dubaï, la situation était tout aussi difficile, avec des messes annulées en raison de directives gouvernementales, un écho supplémentaire à la fragilité de la situation à travers la région.
Enfin, à Rome, ce Pâques a également ravivé des souvenirs du pape François, décédé récemment, qui avait marqué les esprits lors de sa dernière apparition publique sur la place Saint-Pierre. Son successeur a utilisé cette occasion pour revenir à des rituels traditionnels, renforçant ainsi son héritage et sa vision pour l’Église.







