Description de l'événement : Samedi dernier, environ 6 000 personnes se sont réunies à Saint-Denis en soutien au maire insoumis Bally Bagayoko. Ce dernier, cible d'une campagne de haine depuis son élection, a appelé à une grande mobilisation à Paris le 3 mai. Lors de son discours, il a critiqué « l’irresponsabilité des médias racistes » qui, selon lui, encouragent le racisme.
Le député Eric Coquerel a confirmé sur X : « Prochain rendez-vous le 3 mai pour marcher à Paris contre le racisme. »
La première manifestation a été marquée par une ambiance festive, sans incidents, comme l’a précisé une source policière. Bally Bagayoko a lancé un cri de ralliement à la foule en disant « Résistance ! Résistance ! », aux côtés de syndicalistes et de personnalités politiques de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot.
Dans une déclaration forte, Bagayoko a affirmé : « Nous n’avons pas peur de l’extrême droite. La lutte contre le racisme est un combat que nous allons gagner. Nous sommes la France ! » Ce rassemblement s’est terminé par un chant de la Marseillaise.
Enquête judiciaire ouverte
Jean-Luc Mélenchon a critiqué ce qu’il appelle « une vague de racisme venant des élites politico-médiatiques » qui insulte une partie du peuple. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine » suite à des propos tenus sur CNews qui ont comparé Bally Bagayoko à « la famille des grands singes ».
En parallèle, des tags portant des messages de haine ont été découverts dans plusieurs endroits, ce qui a entraîné une plainte de la mairie. Lorsque Bally Bagayoko a dénoncé le « silence assourdissant » d’Emmanuel Macron, les ministres ont répondu en disant que le gouvernement partageait totalement son combat.
La mobilisation s'intensifie, et les voix s'élèvent pour dénoncer le racisme en France. La prochaine marche promet d'attirer encore plus de monde dans un climat de solidarité et de résistance.







