Ce week-end, la mairie de Bagnères-de-Bigorre, une petite commune des Hautes-Pyrénées, a déposé une plainte suite à la découverte de multiples inscriptions racistes sur les murs de son centre-ville. Parmi ces tags, des messages appelant à la « remigration » du nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ainsi que d'autres députés du mouvement comme Danièle Obono et Carlos Martens Bilongo, ont été relevés.
La plainte, déposée par la maire Nicole Darrieutort, vise des actes de « dégradation par inscription, signe ou dessin ». Dans un communiqué fort, la municipalité a fermement condamné ces inscriptions, réaffirmant que *« le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et toutes les formes de discrimination n'ont pas leur place sur son territoire »*. Ainsi, elle a voulu rappeler son attachement à la diversité et à la tolérance.
Ce fait est d'autant plus significatif qu'il coïncide avec une manifestation à Saint-Denis, où des milliers de personnes se sont réunies pour dénoncer le racisme, à l'initiative de Bally Bagayoko. L'élu, au cœur d'un débat national sur la discrimination raciale, représente un symbole pour de nombreux citoyens en France.
Les tags à Bagnères ne sont pas une première. La permanence de la députée LFI Sylvie Ferrer a connu des inscriptions similaires, illustrant un climat de tension persistante. Ces actes ont suscité des réactions d'indignation au sein de la communauté politique et des citoyens, alors que des personnalités engagées appellent à des mesures contre ce phénomène inquiétant.
Des experts notent que de telles actions dégradantes peuvent avoir des conséquences psychologiques sur les populations ciblées. *« C'est un appel à la haine et cela doit être combattu vigoureusement »,* déclare un sociologue spécialisé dans l'analyse des discours de haine. La mairie de Bagnères-de-Bigorre s'est donc engagée à soutenir les victimes de ces agressions verbales et visuelles, souhaitant ainsi protéger l'harmonie sociale de sa commune.







