En 2023, Bally Bagayoko se faisait régulièrement entendre sur le plateau de CNews. Des séquences diffusées sur les réseaux sociaux le montrent dans une posture combative, cherchant souvent à provoquer ou à déstabiliser ses interlocuteurs. À ce moment-là, il était loin de réclamer la fermeture du média, démontrant une volonté de participer, malgré ses critiques.
Il semblerait que les choses aient radicalement changé, puisque le 2 avril, le nouveau maire de Saint-Denis a exprimé son besoin de voir CNews disparaître, arguant que la chaîne participe à un climat de "société de plus en plus raciste". Pour lui, la chaîne véhiculerait des messages haineux qui encouragent le "racisme plus affirmé" et "quasi débridé". Dans sa logique, il demande à l'Arcom d'adopter une position beaucoup plus ferme envers la chaîne, allant jusqu'à solliciter le retrait de ses autorisations d'émettre.
Un tournant international
Ce revirement de Bally Bagayoko est d'autant plus frappant qu'il survient après des commentaires controversés à son encontre, notamment de la part du psychologue Jean Doridot et du philosophe Michel Onfray. Ces remous médiatiques ont suscité des réactions variées, tant à gauche que dans les cercles gouvernementaux, incitant à plusieurs saisines du régulateur.
Suite à ces événements, Bagayoko a déposé plainte contre CNews et les deux intervenants. Il appelle également à un "grand rassemblement" pour dénoncer le racisme, prévu pour ce samedi à 14 heures devant l'hôtel de ville de Saint-Denis.
Pour sa part, CNews a formellement démenti avoir diffusé des propos racistes et a choisi de rester silencieuse sur cette polémique grandissante.







