Dix jeunes, âgés de 14 à 16 ans, ont été mis en examen en lien avec les dégradations survenues à la mairie de Fresnes, dans le Val-de-Marne. Cette information a été confirmée vendredi par le parquet de Créteil. Parmi ces mineurs, sept ont été placés sous contrôle judiciaire.
Le ministère public a également indiqué que trois d'entre eux se verraient soumis à une mesure éducative judiciaire provisoire. Une enquête approfondie avait été engagée jeudi pour examiner les faits, notamment la "dégradation d'un bien public en réunion", le "vol", ainsi que la "dégradation avec dissimulation du visage".
En tout, treize individus, majoritairement des mineurs de la commune et ses environs, avaient été interpellés par la Sûreté territoriale entre mardi et mercredi. Cependant, la qualification de "bande organisée" n'a pas pu être retenue suite aux investigations.
Les événements se sont produits dans la nuit du 27 mars, peu avant l'inauguration du nouveau maire, Christophe Carlier (LR). Un groupe d'environ trente personnes s'est dirigé vers l'Hôtel de ville, où une analyse de la vidéosurveillance a révélé l'utilisation d'un mortier d'artifice pour forcer l'entrée, suivie de destructions à l'aide de barres de fer et de jets de pierres.
Des dommages ont été constatés, impliquant également une effraction dans une auto-école à proximité et des dégradations sur une vitrine de la Caisse d'Épargne, sans vol dans cette dernière. Les estimations des préjudices s'élèvent à environ 50.000 euros, selon les autorités municipales.
Suite à ces incidents, le nouveau maire a exprimé à l'AFP un sentiment de préjudice matériel "colossal" et a signalé le lien entre ces actes violents et les récentes élections. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué sur le réseau social X la rapidité des arrestations et a affirmé que la loi bénéficierait toujours du soutien des forces de l'ordre.







