Une vaste offensive aérienne orchestrée par la Russie a frappé l'Ukraine, faisant au moins 14 victimes vendredi, lapidant ainsi de manière tragique la période de trêve pascale. Les autorités ukrainiennes dénoncent cette escalade au moment où des pourparlers pour mettre fin au conflit stagnent.
Selon Andriï Sybiga, ministre des Affaires étrangères d'Ukraine, l'armée russe a tiré près de 500 drones et missiles de croisière durant la journée, une intensité inédite qui intervient alors que le pays espère relancer des négociations, notamment après les échanges tendus avec le Moyen-Orient.
Volodymyr Zelensky, président ukrainien, a accablé la Russie, affirmant que ses récentes frappes transforment ce qui aurait dû être un moment de paix en une escalade de violence. "Voici la réponse de la Russie à notre proposition de trêve pascale", a-t-il noté sur les réseaux sociaux, en référence à une offre de cessez-le-feu qu'il avait formulée.
Les conséquences de cette offensive sont tragiques, avec plusieurs pertes humaines signalées dans différentes régions. Dans la ville de Boutcha, un individu a été tué, tandis que d'autres attaques ont causé des morts à Soumy, Jytomyr et Kharkiv, selon des sources gouvernementales.
A Kramatorsk, proche de la ligne de front, au moins deux personnes ont perdu la vie suite à des bombardements supplémentaires, a rapporté Vadym Filachkine, responsable militaire régional. Pendant ce temps, à Kiev, dans une capitale désormais habituée à la menace aérienne, de nombreux citoyens ont continué leurs activités quotidiennes, malgré les alertes de drones.
Cependant, certains ont été contraints de se réfugier dans des abris, la peur omniprésente amplifiée par des coupures de courant urgentes. L'opérateur public Ukrenergo a précisé que cette situation résultait des attaques.
Sur le plan diplomatique, Zelensky a exprimé le souhait que des émissaires américains interviennent pour faciliter des discussions de paix, suggérant une navette entre Kiev et Moscou. Néanmoins, le contexte est tendu, les États-Unis étant largement absorbés par le conflit croissant au Moyen-Orient. "C'est une option alternative pour une réunion trilatérale au niveau des groupes techniques", a-t-il ajouté.
Tandis que ces événements continuent de se dérouler, Moscou persiste dans son offensive, déclenchée en février 2022, alimentant ainsi le conflit le plus dévastateur en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, avec des pertes humaines colossales des deux côtés.







