Après la victoire du Rassemblement national lors des élections municipales à Carcassonne, la majorité départementale de l’Aude a pris une décision forte : retirer ses fonctions à la 2e vice-présidente, Tamara Rivel. Cette mesure, annoncée le 3 avril par Hélène Sandragné, vise à affirmer une ligne politique claire contre la montée du RN.
Moins de deux semaines après l'élection de la liste portée par Christophe Barthès, élu maire le 29 mars, cette réaction signe un tournant pour la majorité. En effet, il ne s'agit pas uniquement d'un retrait de fonctions, mais d'un avertissement aux élus : le respect du front républicain est non négociable.
Hélène Sandragné a souligné : "Nous avons réaffirmé un principe fondamental : face à un risque d'élection du Rassemblement national, il est impératif de s'unir." En effet, la liste Carcassonne Unie, dont Tamara Rivel faisait partie, a été perçue comme une entorse à cette doctrine, ce qui a conduit à sa sanction. Rivel occupait la sixième position de cette liste alors que le danger de victoire du RN était apparent.
"Ce n'est pas un acte de vengeance, mais une décision politique", a déclaré Hervé Baro, premier vice-président. Il a ajouté que "la situation actuelle a généré une rupture de confiance au sein de la majorité". Bien qu'une autre élue, Maria Conquet, ait été impliquée dans la même séquence électorale, elle conserve sa délégation car le message était clair : les valeurs du groupe doivent être omniprésentes.
Le retrait des fonctions de Tamara Rivel envoie également un signal fort pour l'avenir. Selon Baro, il est essentiel de maintenir une ligne ferme face à la menace que représente le RN. "Que cela soit clair pour les électeurs comme pour les militants", a-t-il conclut.







