"C'est un crypte d'alerte," a déclaré Bally Bagayoko, affichant une expression grave, en s'adressant à la foule rassemblée devant sa mairie. Le maire, qui a subi de nombreuses attaques verbales, a ressenti le besoin de mobiliser la communauté contre cette propagation de discours racistes.
Entouré de membres de son équipe et de figures politiques telles que Jean-Luc Mélenchon et le député Éric Coquerel, Bally Bagayoko s’est présenté comme "la cible d'un racisme omniprésent" quiaffecte particulièrement les résidents des quartiers populaires. Il a exprimé : "Les habitants souffrent de cette stigmatisation; ce rassemblement est un appel désespéré de la communauté qui souhaite être entendue."
Il a mis en lumière l’inadéquation des efforts contre le racisme, exhortant le gouvernement à "réagir avec détermination". "La complaisance de certaines institutions face à ces actes doit cesser," a-t-il insisté. "Nous répétons que cela a assez duré."
Une enquête pour injure publique lancée
Le rassemblement a fait suite à des propos polémiques diffusés sur CNews, où des comparaisons inappropriées ont été faites à son encontre. La chaîne a aussitôt contesté la véracité de ces déclarations, néanmoins le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "injure publique" suite à la plainte déposée par Bagayoko, qui a également demandé la fermeture de la chaîne.
En réaction aux violences et à la haine véhiculées dans les médias, le préfet a rejoint les actions en se constituant partie civile, comme l’avait demandé le Premier ministre Sébastien Lecornu. Les voix qui nécessitent un changement radical se lèvent, illustrant une mobilisation croissante contre le racisme en France.







