Après de longues négociations, les infirmiers libéraux de l'Indre portent un nouvel espoir : la revalorisation de leur rémunération et la reconnaissance de nouvelles prérogatives. Ces avancées surviennent alors que la profession lutte contre la hausse des prix des carburants, un fardeau qui n'a pas encore trouvé de solution spécifique dans les mesures gouvernementales. Une réunion cruciale se tiendra ce mardi 7 avril 2026 au ministère de l'Économie, portant sur les secteurs en difficulté, un thème central discuté avec Hélène Lopin, présidente de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI).
Les infirmières, grandes oubliées des mesures pour compenser la hausse des carburants
« On attend beaucoup du gouvernement », déclare Hélène Lopin. La semaine passée, elle a appris avec consternation que les infirmières libérales ne figuraient pas sur la liste des professions bénéficiant des aides face à la hausse des prix des carburants. « Mon déplacement en ville coûte environ 2,50 euros, tandis que le prix du sans plomb 95 dépasse les 2 euros le litre. Dans ces conditions, la profession devient insoutenable », explique-t-elle. Lopin envisage même l'achat d'une voiture électrique, mais cette option reste financièrement délicate.
Une hausse de la rémunération de certains actes
Les infirmiers libéraux pourront bénéficier d'une revalorisation de leur clé AMI, englobant les actes les plus fréquents comme les injections et prises de sang. Ces augmentations prendront effet en novembre 2026, suivies d'une nouvelle hausse l'année suivante. Cette décision est d'autant plus significative que la rémunération n'avait pas connu d'augmentation durant 15 ans, alors que les charges avaient augmenté. « J'estime gagner environ 4.000 euros de plus, mais c'est brut. Après déductions, il reste 40 à 45% », précise Lopin.
Un autre progrès tiré de l'avenant 11 concerne la reconnaissance de certains actes auparavant réalisés à titre gratuit, tels que les consultations pour les patients diabétiques. À partir de 2027, ces consultations seront remboursées par la Sécurité Sociale à hauteur de 20 euros, un pas vers une meilleure valorisation des services fournis.







