Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), a affirmé que « aucun Français n'est d'accord avec la manière dont le gouvernement gère cette crise » des carburants, lors d'une déclaration récente. Elle a indiqué que son parti ne prévoyait pas de motion de censure sur cette problématique, mais a maintenu son désaccord fort face à la politique actuelle. Rassemblement National (Le Figaro).
Le fin mars, Marine Le Pen a dénoncé un État qu'elle qualifie de « profiteur de crise », en s'opposant à la décision du gouvernement de ne pas abaisser la TVA « de 20% à 5,5% sur l'ensemble des énergies », une proposition qu'elle défend depuis longtemps. Elle a répondu aux accusations de la ministre Maud Bregeon, qui l'a confrontée sur son utilisation politique de la crise, en affirmant : « Si le gouvernement refuse de regarder cela, c'est son problème, mais il ne peut accuser l'opposition de rien ».
La porte-parole du gouvernement, quant à elle, a défendu la position de l'État, expliquant que la hausse des recettes fiscales due à la TVA était compensée par une baisse de la consommation, et que l'État n'était pas un « profiteurs » en période de crise. Son argumentation, relayée sur BFMTV, a cependant peu convaincu la leader du RN. « J'assume tout à fait mon désaccord avec le gouvernement sur ce sujet », a-t-elle insisté. Elle a ajouté que l'exécutif faisait « comme d'habitude, absolument n'importe quoi », avertissant que les conséquences sur le pouvoir d'achat des ménages et l'économie seraient « lourdes ».







