La maternité de Navarre à Pau et la clinique Marzet s'apprêtent à fermer, annonçant un plan social inquiétant intervenu le 7 mai 2026. Avec plus de 160 postes menacés sur 542, la situation soulève une onde de choc au sein des équipes médicales locales.
Perrine Willigens, sage-femme et membre du collectif "Notre maternité, votre avenir", exprime sa désolation suite à cette annonce brutale transmise par mail. "J'ai ressenti une perte d'énergie, un mélange de colère et de tristesse. C'est le résultat de plusieurs mois de luttes, et aujourd'hui, nous avons perdu", confie-t-elle sur ICI Béarn Bigorre. Cette perte affecte non seulement les 17 sages-femmes concernées, mais aussi les autres professionnels de santé, incluant 50 aide-soignants et 37 infirmiers.
La direction a suggéré des mesures telles qu'une indemnisation de 75% du salaire durant un an et des possibilités de formation, bien que la réelle prise en charge par d'autres établissements reste incertaine. "On ne sait pas vraiment où nous nous dirigerons – les hôpitaux à proximité ne sont pas obligés de nous accueillir", souligne Perrine.
Les répercussions sur le système de santé
Cette fermeture risque d'engorger l'hôpital public de Pau, déjà en situation de surcharge. "Nous avions formé le collectif pour alerter sur cette situation. Avec près de 1.000 accouchements supplémentaires attendus, la pression sur les services sera insurmontable", prévient-elle.
Vers une mobilisation collective
Une réunion prévue lundi avec les syndicats et la préfecture soulève des espoirs mitigés. Perrine interpelle : "Nous ne savons pas quoi attendre, mais il y a une colère grandissante envers la direction. Nous allons continuer à nous battre pour demander des solutions justes, plutôt que de rester sans l'aide nécessaire après une annonce si brutale". Des opinions partagées au sein du collectif corroborent ce besoin urgent d'intervention, tant pour les employés que pour les futurs parents.







