Une Française, passagère du navire MV Hondius, a été diagnostiquée positive à l'hantavirus. Ce lundi après-midi, le Premier ministre Sébastien Lecornu convoquera une réunion à Matignon pour suivre l'évolution de la situation.
La France fait face à son premier cas confirmé d'hantavirus. Après l'apparition de symptômes durant son rapatriement aérien, l'un des cinq passagers français évacués du navire MV Hondius a été testé positif, a révélé dimanche la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Vingt-deux personnes jugées cas contacts ont déjà été identifiées sur le territoire, principalement parmi ceux ayant partagé des vols avec les croisiéristes.
Les personnes ayant voyagé le 25 avril sur les vols reliant le territoire britannique de Sainte-Hélène à Johannesburg, puis de Johannesburg à Amsterdam, sont sous surveillance. « Ils ont reçu des consignes pour s'isoler à domicile », a ajouté la ministre, précisant qu'elles doivent se rapprocher des autorités sanitaires françaises.
Des mesures d’isolement renforcées
Pour faire face au risque de propagation, le gouvernement a publié ce lundi 11 mai un décret renforçant significativement les mesures de quarantaine et d'isolement. Celui-ci prévoit notamment une période d'isolement pouvant aller jusqu'à 42 jours pour les personnes considérées à risque.
D’après plusieurs sources concordantes, le patient français contaminé est touché par la souche « Andes », une variante particulièrement redoutée de l'hantavirus, surtout présente en Argentine et au Chili. Cette souche est associée à des syndromes pulmonaires graves, de fortes fièvres, des douleurs musculaires et de sérieuses difficultés respiratoires.
« Le risque de mortalité à l'hantavirus est de 30 à 50 % des cas infectés »
Sur France Inter ce matin, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, directeur de l'unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, a rappelé la gravité potentielle de l'infection. « Le risque de mortalité est significativement élevé », a-t-il déclaré. Suite à la détection de l'hantavirus à bord du MV Hondius, trois décès ont été confirmés.
Le Premier ministre doit se réunir à Matignon pour surveiller de près l'évolution de la situation. Sur BFMTV, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé que les autorités agissaient avec la plus grande vigilance, tout en appelant à ne pas créer de panique. Concernant une éventuelle situation similaire aux débuts de la pandémie de Covid-19, elle a précisé : « Nous n’en sommes pas là ». En attendant, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, évoque déjà la constitution de stocks suffisants de masques et de tests.







