Suite à un premier cas d'hantavirus parmi des croisiéristes rapatriés, le gouvernement français a mis en place des mesures sanitaires rigoureuses pour enrayer la propagation du virus. Une passagère ayant voyagé sur le MV Hondius a été confirmée positive à Paris, un développement qui a conduit à une réunion urgente à Matignon pour évaluer la situation. La souche d'hantavirus en question, appelée hantavirus Andes, est rare mais peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation allant jusqu'à six semaines. Ce virus peut entraîner un syndrome respiratoire aigu, avec un taux de mortalité possible dépassant 40%, selon les experts.
Cinq croisiéristes hospitalisés et à risque
Les cinq Français rapatriés sont classés comme "à haut risque". L'une d'entre elle a montré des symptômes dans l'avion, son état s'étant aggravé par la suite ; elle est le premier cas confirmé en France, d'après les déclarations de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur France Inter. Les autres croisiéristes, bien que testés négatifs pour le moment, seront soumis à des tests complémentaires.
Actuellement, ils sont hospitalisés à l'hôpital Bichat à Paris dans des chambres spécialement conçues pour éviter toute contamination, et sous la surveillance de professionnels formés. Ils devront rester pour l’instant pendant un minimum de quinze jours, le temps d'évaluer l’évolution de leur état de santé.
Un décret publié récemment autorise leur mise en quarantaine et prévoit un isolement pouvant aller jusqu'à 42 jours en fonction des évaluations médicales.
22 cas contact identifiés
Les autorités sanitaires ont également identifié 22 personnes comme "cas contact" des croisiéristes, suite à leur présence à bord de deux vols. Huit d’entre eux ont voyagé sur le vol reliant l'île de Sainte-Hélène à Johannesburg et devront observer une quarantaine stricte. Les quatorze autres, présents sur un vol différent, ont également été avertis de l’importance de se signaler rapidement aux services sanitaires.
Les mesures imposées incluent des évaluations de risque dans les trois jours suivant leur signalement. Les voyageurs identifiés sont invités à renforcer leur isolement.
Quid des autres contacts potentiels ?
Le décret du gouvernement s'applique également à toute personne ayant été en contact avec un passager du navire ou un potentiel infecté. Des mesures de quarantaine peuvent être définies, en fonction des conditions des contacts et des équipements de protection en place. Les violations des mesures de quarantaine entraîneront des amendes, et des peines pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement en cas de récidive.
Il est essentiel pour chacun de respecter ces directives afin de protéger la santé publique et de limiter la propagation du virus. Les prochaines semaines seront cruciales pour surveiller l'évolution de la situation.







