Un appartement de 20 m², proposant des sanitaires directement dans la cuisine pour un loyer de 825 € par mois dans le 9e arrondissement, a provoqué l’indignation d’Emmanuel Grégoire, le maire de Paris. Ce dernier a annoncé vouloir mobiliser sa brigade du logement, récemment créée, pour s’attaquer à ces locations qui ne respectent pas les normes de décence.
Cette annonce, qualifiée de « petit deux-pièces », a été dénichée par un internaute sur le réseau social X, dénonçant ainsi une situation inacceptable. « La honte ! » s’est exclamé Emmanuel Grégoire, ajoutant que ces pratiques devaient cesser avec le soutien de la nouvelle brigade du logement. « Avec la brigade du logement qui arrive, ça aussi, c’est fini », a-t-il poursuivi. Dotée de plusieurs dizaines d’agents, cette brigade vise à lutter efficacement contre les logements indignes.
La loi impose aux propriétaires de respecter des critères de décence pour la location. Un décret de 2002 exige notamment que tout logement soit équipé d'une « installation sanitaire intérieure comprenant un WC, séparé de la cuisine », ainsi que d'un espace pour la toilette avec baignoire ou douche. Ces exigences ne semblent pas respectées dans ce cas précis, où les toilettes et la cuisine coexistent dans un espace réduit.
À Paris, 300 000 logements vacants
En plus des obligations sanitaires, un logement doit être chauffé, posséder une installation d’eau potable, ainsi qu’un coin cuisine aménagé. La brigade du logement d’Emmanuel Grégoire sera donc confrontée à un défi monumental pour faire appliquer ces règles. En effet, il est estimé à environ 300 000 le nombre de logements vacants à Paris, alors qu’environ 320 000 demandeurs attendent un logement social.
Au-delà de l'indignité de certaines offres, la brigade devra également s’attaquer aux abus liés à la location touristique et à la spéculation immobilière. Les réactions suscitées par cette annonce mettent en lumière une problématique plus vaste qui touche la capital.







