La grève des cliniques Médipôle de Cabestany et Saint-Pierre à Perpignan entre dans son 19e jour, signe d'une mobilisation qui ne faiblit pas. Les salariés, en quête d'une amélioration significative de leurs conditions de travail, demandent principalement l'instauration d'un 13e mois et le renforcement des équipes. Malgré leurs efforts, les discussions avec la direction stagnent.
Face à cette impasse, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a apporté son soutien en dénonçant, par vidéo, l'attitude jugée provocante de l'administration. Elle appelle à des négociations immédiates, évoquant des démarches auprès des ministères concernés pour susciter une médiation constructive. Dans ses déclarations, elle affirme : "Le groupe Elsan doit répondre à ces revendications légitimes, il n'est pas acceptable que ces professionnels de santé soient traités de cette manière". Elle souligne également "l'absence de dialogue" dans le secteur privé, pointant une problématique qui affecte de nombreuses cliniques.
Dans un contexte politique sensible, les partis comme le RN et LFI se sont également joints au soutien des grévistes, mettant en avant les conséquences potentielles sur l'hôpital de Perpignan. La députée RN Sophie Blanc avertit d'un risque d'engorgement des services d'urgence si la grève se prolonge davantage. De son côté, LFI a mis en place une cagnotte de solidarité, visant à collecter des fonds pour soutenir les grévistes, selon les déclarations de Francis Daspe, coordonnateur du mouvement dans la région.
Fort de plus de 3.200 euros déjà recueillis, l'objectif de 10.000 euros pourrait soulager les grévistes dans cette lutte acharnée. Ce conflit met en lumière des questions plus larges sur la rémunération et les conditions de travail du personnel des cliniques privées en France, un sujet qui mérite d’être examiné par les autorités compétentes.
Les prochains jours seront cruciaux pour ces établissements alors que l'opinion publique et les acteurs politiques continuent de suivre cette mobilisation de près. Espérons que des solutions puissent être trouvées rapidement pour éviter une crise encore plus profonde dans le secteur de la santé.







