Une lutte pour l'avenir
Après une pause forcée, les salariés de Dumarey à Andrézieux-Bouthéon reprennent la grève pour réclamer des mesures face à un avenir incertain. La direction a programmé une réunion de négociations pour discuter du Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) prévu ce jeudi.
Jean-Pierre Rodriguez de la CGT souligne que le site, précédemment sous ZF, était rentable avant sa vente. "Nous réalisions des chiffres d'affaires de plus de 100 millions d'euros. Depuis Dumarey, la situation a complètement changé," avertit-il avec amertume. En effet, les efforts de diversifications de l'entreprise semblent n'avoir eu aucun impact positif.
La direction, dans un récent communiqué, a affirmé avoir "multiplié les efforts pour pérenniser l'activité", tout en mettant en avant un "déclin structurel" du marché. Cependant, Orlando da Silva de la CFDT rétorque : "Nous sommes dans un secteur qui ne subit pas le même déclin que l'automobile. Si Dumarey investit à l'étranger, c'est qu'il ne doit pas aller si mal," déclare-t-il.
Les récents développements alarment les employés, surtout après la fermeture annoncée du site de Strasbourg pour des raisons similaires. Patrice Chavot de CFE CGC estime que les négociations actuelles sont précipitées et injustes, rappelant que des promesses de stabilité avaient été faites.
Les répercussions pourraient être sévères : 260 postes directs sont en jeu, sans compter les conséquences sur l'emploi indirect. Ludwig Beraud de la CGT métallurgie alerte sur la chaîne de conséquences que cela pourrait entraîner : "Chaque emploi détruit entraîne 3 à 4 emplois perdus dans la sous-traitance." Face à cette crise, les salariés envisagent des actions pour alerter l'opinion publique sur leur situation.







